La FCEI demande de l’oxygène pour le secteur agricole

Québec (Québec), 30 août 2007 – Monsieur Simon Prévost, vice-président, Québec, de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) a indiqué devant les membres de la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois qu’il y a urgence pour le gouvernement de mettre de l’avant des mesures structurantes pour les entrepreneurs agricoles. « Le revenu agricole diminue, le fardeau réglementairedes agriculteurs est excessif et il faut adapter les programmes de soutien enfonction de la situation particulière des agriculteurs. Les PME agricoles ontbesoin d’une bouffée d’air frais si nous voulons qu’elles se développent àleur pleine capacité. » a expliqué monsieur Prévost.

Madame Azoulay, analyste principale des politiques à la FCEI, a faitvaloir devant la CAAAQ les résultats du dernier sondage de la FCEI quidémontrent sans aucun doute l’inquiétude de près de la moitié des agriculteursdevant la baisse constatée de leur revenu au cours des douze derniers mois.« Le programme canadien de stabilisation du revenu agricole (PCSRA), sur lequels’appuient certains programmes de la Financière agricole du Québec, quivisaient à aider les producteurs à protéger leur exploitation contre lespertes de revenu, est actuellement en révision. Dans le futur, il estprimordial qu’il corresponde davantage aux besoins des agriculteurs quiréclament des programmes facilement compréhensibles et exigeant moins depaperasse. » a indiqué madame Azoulay.

Selon les données du sondage de la FCEI, la question de la réglementationest particulièrement épineuse dans le monde agricole. « Sur le plan de laréglementation la plus coûteuse, soixante pour cent des répondants ont pointédu doigt les règles environnementales, dont les coûts de conformité pèsentlourdement sur les finances d’entreprise, alors que 40 % d’entre eux ontmentionné les coûts de conformité associés au ministère du Revenu du Québec età la fiscalité municipale. Le gouvernement et le monde municipal doiventmettre les bouchées doubles pour alléger leurs réglementations respectives sila santé des entreprises agroalimentaires leur tient à coeur. Les impactséconomiques d’une réglementation excessive sont décriés par 70 % desagriculteurs. Il faut y voir maintenant. » a maintenu madame Azoulay.

La relève d’entreprise est également un enjeu important dans le secteuragricole. « Une sérieuse remise en question s’impose si on veut attirer dejeunes agriculteurs à s’établir et les travailleurs à s’orienter vers lemarché agricole. On parle ici de créer un environnement fiscal compétitif,notamment, mais aussi de permettre le retrait de REER pour acheter une fermeet un soutien réel aux dirigeants agricoles qui songent à prendre leurretraite. » a conclu monsieur Prévost.

Les recherches de la FCEI montrent que près de 60 % des agriculteursenvisagent de se retirer de leurs entreprises d’ici les dix prochaines années.D’ici les cinq prochaines années, ce sont près de trente pour cent despropriétaires d’entreprises agroalimentaires qui comptent se retirer desaffaires.

La FCEI compte 6 500 membres agriculteurs au Canada, dont un millier auQuébec.

La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) représente les intérêts des PME auprès des gouvernements. Elle regroupe 105 000 PME au Canada, dont 24 000 au Québec. La FCEI est non partisane et son financement provient uniquement de l’adhésion de ses membres.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI)
http://www.fcei.ca/

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