La Financière agricole dresse son bilan annuel 2006-2007

Lévis (Québec), 14 juin 2007 – Le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, ministre responsable des régions de Chaudière-Appalaches et du Centre-du-Québec, M. Laurent Lessard, a déposé, à l’Assemblée nationale, le rapport annuel 2006-2007 de La Financière agricole du Québec. À la lumière des résultats exposés dans ce document, force est de constater l’importance de cette organisation née d’une concertation entre le gouvernement du Québec et le monde agricole. En 2006-2007, La Financière agricole a administré des valeurs assurées de l’ordre de 4,4 milliards de dollars et son portefeuille de prêts a atteint 4,3 milliards de dollars.

« Depuis sa création, en 2001, La Financière agricole du Québec a relevé de nombreux défis et accompagné les entreprises agricoles dans la mouvance des grands enjeux qui ont affecté le secteur agricole et agroalimentaire. L’ensemble du personnel et les membres du conseil ont su adapter l’offre de services et répondre efficacement aux attentes de la clientèle, et ce, même dans les moments les plus difficiles », a mentionné le président-directeur général de La Financière agricole, M. Jacques Brind’Amour.

Financement des entreprises et appui à la relève
Au cours de cet exercice financier, l’ensemble des prêts et des ouvertures de crédit autorisés a connu une augmentation de 30 % comparativement à l’an dernier, pour se chiffrer à 919 millions de dollars. Cet accroissement des activités est survenu malgré une conjoncture plus difficile dans certains secteurs, notamment en production porcine.

Au cours de cette même période, l’organisation a autorisé 3 582 financements agricoles, totalisant 778 millions de dollars. Lors de l’exercice financier précédent, elle en avait octroyé 3 044, soit 563 millions de dollars. De plus, 264 autorisations de prêts forestiers ont été accordées, ce qui représente 23 millions de dollars, le même montant qu’au cours de l’exercice précédent. Ces montants autorisés pour les prêts à terme agricoles et forestiers ont donc connu une augmentation de 37 % en 2006-2007.

La Financière agricole a également autorisé des subventions à l’établissement totalisant 9,9 millions de dollars à 355 personnes actives dans 333 entreprises. De plus, 630 000 dollars ont été accordés à 63 entreprises, en vertu de la subvention au démarrage. La subvention à l’encadrement a permis pour sa part d’aider 330 entreprises, le total étant de 495 000 $. C’est donc plus de 11 millions de dollars qui ont été autorisés afin d’appuyer la relève agricole.

Programmes d’assurance et de protection du revenu
La Financière agricole offre des programmes d’assurance et de protection du revenu qui permettent de soutenir le secteur agricole québécois en matière de gestion des risques.

Au Québec, La Financière agricole est chargée d’administrer le Programme canadien de stabilisation du revenu agricole (PCSRA). En 2006-2007, les paiements prévus aux participants québécois en vertu du PCSRA représentent plus de 405 millions de dollars, soit 165 millions pour l’année de participation 2005 et 240 millions pour celle de 2006. Plus de 22 000 entreprises agricoles québécoises sont inscrites au PCSRA.

En 2006-2007, plus de 13 500 entreprises ont adhéré au Programme d’assurance récolte (ASREC). Les contributions aux primes ont totalisé 62,9 millions de dollars et l’organisation a accordé des indemnités de 73,4 millions de dollars.

Pour la même période, le Programme d’assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA) a couvert près de 17 200 producteurs. Le total des contributions s’est élevé à 403 millions de dollars. Les valeurs assurées en productions végétales et animales représentaient près de 3,5 milliards de dollars.

« La Financière agricole s’est employée efficacement à répondre aux besoins des producteurs, qu’il s’agisse de parer à des problèmes de liquidités, de rassurer les investisseurs, d’engager du capital de risque, d’appuyer la relève agricole, etc. Elle répond d’autant mieux à ces besoins que la voix des agriculteurs se fait entendre à son conseil d’ administration. C’est de cette façon que se font les bons partenariats, en étant animés par les mêmes objectifs et la synergie des compétences », a pour sa part fait valoir le président du conseil d’administration, M. Laurent Pellerin.

Contrôle des dépenses administratives et maximisation de la gestion des fonds
Sur le plan des coûts d’exploitation, l’organisation a réalisé des économies de l’ordre de 1,1 million de dollars, attribuables principalement à une gestion rigoureuse de ses dépenses administratives. Pour 2006-2007, les frais d’administration se sont élevés à 55,8 millions.

Par ailleurs, pour l’année financière 2006-2007, le rendement obtenu par le Fonds d’assurance-prêts agricoles et forestiers a été de 13,64 %, avant frais de gestion des fonds. Pour la même période, le Fonds d’assurance-récolte réalisait un rendement de 15,75 %, avant frais, ce qui se compare avantageusement à celui des autres déposants de la Caisse de dépôt et placement du Québec.

Investissements de Capital Financière agricole
Capital Financière agricole, filiale de capital de risque créée en 2002, a autorisé dix investissements en 2006-2007, soit 4,15 millions de dollars. Ces investissements ont permis de soutenir des projets totalisant 13,6 millions, de créer 28 emplois et d’en maintenir quelque 200 autres. Depuis sa création, CFAI a autorisé plus d’une quarantaine d’investissements et soutenu le développement de vingt-cinq entreprises du secteur agroalimentaire.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

La Financière agricole du Québec
http://www.financiereagricole.qc.ca

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