La grippe aviaire, la dernière d’une longue série de maladies de l’agriculture industrielle

Régina (Saskatchewan), 16 avril 2004 – Aujourd’hui les Canadiens et les Canadiennes de partout au pays demandent à leurs gouvernements provinciaux et à leur gouvernement fédéral de mettre un terme aux programmes de soutien des fermes industrielles et d’entreprendre la reconstruction du secteur du bétail en élaborant des politiques de soutien de l’agriculture familiale saine et écologique.

Dix-neuf millions de poulets de la Colombie-Britannique sont dans l’anti-chambre de la mort en raison de l’épidémie de grippe aviaire, une crise causéepar la concentration excessive de l’exploitation avicole dans la vallée duFraser en Colombie-Britannique. La gravité de la maladie et la vitesse àlaquelle elle s’est propagée découlent clairement des méthodes de productionintensive et de la concentration d’un trop grand nombre d’exploitations dansun secteur trop petit.

Les fermes industrielles – concentration des exploitations avicoles dansla vallée du Fraser; parcs d’engraissement géants dans les régions rurales del’Alberta; méga-porcheries dans les Prairies, en Ontario, au Québec et auNouveau-Brunswick – sont en train de sonner le glas de l’agriculturefamiliale, elles polluent l’air et l’eau et provoquent de graves problèmes demaladies du bétail.

Depuis le début des années 1990, le nombre de fermes familiales d’élevagede porcs au Canada est passé de 29 000 à moins de 12 000, soit une diminutionde près des deux tiers en dix ans. Pourtant, la production de porcs aaugmenté. Cette tendance envers les exploitations d’élevage de plus en plusintensif est appuyée par les gouvernements de tous les niveaux sous la formede politiques, de programmes, d’allégements fiscaux, de régimes deréglementation, de garanties d’emprunt et même d’investissements pourencourager les fermes industrielles à réduire leurs coûts, à surproduire et às’intégrer verticalement avec des transformateurs.

La vision de l’agriculture canadienne est de plus en plus contraire auxdésirs du public canadien. Un sondage Ipsos-Reid récent révèle que 89 % desCanadiens conviennent que les politiques des gouvernements provinciaux et dugouvernement fédéral devraient soutenir les fermes familiales dont lessystèmes de production du bétail sont écologiques, au lieu des grandes fermesconstituées en société commerciale.(1)

La Coalition Au-delà de l’agriculture industrielle représente desmilliers de Canadiens et de Canadiennes par l’entremise d’une gammed’organisations agricoles, environnementales, rurales, de travailleurs, deprotection des animaux et de communautés urbaines. Les membres descollectivités du Canada organisent aujourd’hui des activités destinées àdénoncer les grandes exploitations.

(1) Il s’agit des constatations d’un sondage Ipsos-Reid/Conseil des Canadiens effectué du 30 mars au 1er avril 2004. Dans le cas du sondage téléphonique, un échantillon représentatif aléatoire de 1000 Canadiens adultes a été interrogé par téléphone. Dans le cas d’un échantillon de cette importance, les résultats sont considérés exacts à (+/-) 3,1 points de pourcentage, 19 fois sur 20, de ce qu’ils auraient été si la population adulte au complet du Canada avait été interrogée. La marge d’erreur sera plus importante à l’intérieur des régions et pour d’autres sous-groupes de la population observée. Ces données ont fait l’objet d’une pondération statistique afin d’assurer que la composition de l’échantillon par région, par âge et par sexe reflète celle de la population réelle du Canada selon les données du Recensement 2001. Vous pouvez voir les résultats du sondage sur le site d’Ipsos-Reid.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Coalition Au-delà de l’agriculture industrielle
http://www.beyondfactoryfarming.org

Ipsos Reid
http://www.Angusreid.com/

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