La hausse de l’IPC est faible, l’alimentation coûte plus cher

Ottawa (Ontario), 20 avril 2001 – L’indice des prix à la consommation (IPC) est monté en mars de 2,5 pour cent, en rythme annuel. Un taux de 2,9 pour cent avait été observé en février, soit le plus faible depuis août 2000, indiquait vendredi Statistique Canada.

Les secteurs de l’alimentation et de l’énergie ont causé près de la moitié de cette hausse en mars; plus du tiers du taux d’inflation sur 12 mois provient en outre des prix des aliments. Par ailleurs, en excluant les prix de l’énergie, l’IPC a crû de 2,3 pour cent en mars, comparé à 2,4 pour cent en février.

En alimentation, les légumes frais, le boeuf et le restaurant surtout ont coûté plus cher. Un bond de 23,5 pour cent de l’indice des légumes tient à un approvisionnement plus faible (causé par du mauvais temps aux États-Unis) et les coûts du transport.

L’agence fédérale cite aussi un « resserrement » de la disponibilité du boeuf au détail, d’où une croissance de 18,8 pour cent de son indice par rapport à mars 2000. Les repas au restaurant ont crû de 2,4 pour cent dans l’ensemble, ceux avec service aux tables étant le plus touchés.

Quant à l’énergie, sa progression de 3,6 pour cent est la plus petite en taux annuel depuis juin 1999. Si le gaz naturel a connu un bond de 49,1 pour cent, d’« une ampleur encore jamais vue », le mazout n’est monté que de 4,2 pour cent.

L’allure du secteur a également été tempérée par l’essence et l’électricité. Pour la première fois depuis mars 1999, l’indice de l’essence a diminué sur 12 mois, de 3,2 pour cent, avec une baisse de 6,5 pour cent en Ontario et d’autres dans la plupart des provinces. La chute de l’électricité tenait à un crédit de 200 $, versé à chacun de ses clients par BC Hydro en février.

En écart mensuel, de février à mars, le gaz naturel a grimpé de 10,7 pour cent, la pression venant du gain de 20,2 pour cent en Ontario; les prix du gaz restaient inchangés partout ailleurs, sauf au Québec où ils ont baisse de 6,6 pour cent.

En taux annuel, les coûts des hypothèques, des voyages et des loyers ont été d’autres facteurs de montée de l’IPC. A l’inverse, le transport aérien, les véhicules automobiles, les matériels et fournitures informatiques ont eu un effet modérateur sur l’inflation.

Au Québec, l’IPC s’établissait à 112,7 en mars, soit 0,3 pour cent de plus qu’en février et 2,5 plus haut qu’en mars 2000 (pour le panier mesurant l’IPC, le point de référence de 100 remonte à 1992).

En Ontario, il était à 117,3 suivant des hausses de 0,6 et 3,2 pour cent sur les deux mêmes laps de temps; au Nouveau-Brunswick, l’IPC se situait à 114,1 après des hausses de 0,3 et 1,7 pour cent.

Source : Presse Canadienne

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Statistiques Canada

http://www.statcan.ca/

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