La loi agricole américaine : un obstacle aux objectifs de développement international

Rome (Italie), 11 juin 2002 – Le ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, M. Lyle Vanclief, a déclaré lors d’une conférence de presse au Sommet mondial de l’alimentation : cinq ans plus tard, que la loi agricole américaine (U.S. Farm Bill) nuira non seulement aux agriculteurs canadiens, mais également aux pays en développement, et minera les objectifs établis par les pays membres de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en matière de lutte contre la faim dans le monde.

Plusieurs pays se sont joints au Canada pour la conférence de presse. Avant même que le U.S. Farm Bill soit sanctionné, et depuis son adoption, M. Vanclief a entrepris des démarches actives visant à obtenir l’appui de nombreux collègues de partout au monde, afin qu’ils se joignent à lui pour exprimer son profond regret face aux mesures prises par les États-Unis.

Le leadership de M. Vanclief aura permis à neuf pays, y compris le Canada, l’Argentine, l’Australie, la Bolivie, le Brésil, le Mexique, l’Afrique du Sud, la Thaïlande et l’Uruguay, d’exprimer leurs préoccupations voulant que le U.S. Farm Bill nuit non seulement aux producteurs du Canada, mais de partout au monde.

« Nous savons que l’établissement d’un système commercial international équitable et axé sur les marchés est essentiel pour éliminer la pauvreté et lutter contre la faim, a déclaré M. Vanclief. Le U.S. Farm Bill et des niveaux élevés de subventions au sein de l’Union européenne auront un effet de distorsion sur les marchés des produits agricoles à l’échelle mondiale et empêchera les pays en développement de participer activement au système. L’augmentation de nouvelles subventions versées à certains producteurs américains de légumineuses nuira plus particulièrement aux pays en développement, qui sont d’importants producteurs de ce type de culture. »

Lors du premier Sommet mondial de l’alimentation en 1996, le Canada, l’Union européenne et plus de 180 pays se sont engagés à réduire de moitié le nombre de personnes souffrant de la faim dans le monde d’ici 2015. Le Sommet de cette année était une occasion d’évaluer les progrès réalisés par rapport aux objectifs fixés en 1996 et d’examiner des moyens qui permettraient d’accélérer le processus.

M. Vanclief a affirmé que les objectifs de négociation établis en novembre dernier dans le cadre de la Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), à Doha (Quatar), contribueront de façon importante aux objectifs du Sommet. Les ministres ont enjoint leurs négociateurs d’en arriver à un résultat qui garantirait des améliorations substantielles quant à l’accès aux marchés, la réduction de toutes les formes de subvention à l’exportation en vue de les éliminer progressivement et une importante réduction du soutien interne à effet de distorsion sur le commerce.

« Les États-Unis ont joué un rôle important à Doha dans le cadre de l’élaboration d’un plan visant à uniformiser les règles du jeu à l’échelle internationale. Le U.S. Farm Bill va à l’encontre de ce plan et, comme en témoignent nos efforts aujourd’hui, tous les pays du monde surveillent attentivement les États-Unis et s’attendent à ce que Washington respecte ses engagements en vertu des négociations de l’OMC en agriculture et sur lesquels nous nous sommes tous entendus à Doha », a conclu M. Vanclief.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada

http://Aceis.AGR.CA/

Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)

http://www.fao.org

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