En date de mai 2021, les conditions ayant mené à l’apparition de La Niña ne sont plus en place, a confirmé la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), l’organisme responsable de la météo aux États-Unis. Caractérisé par un refroidissement des eaux de surface dans le Pacifique à la hauteur de l’équateur, La Niña se faisait sentir depuis près d’un an. Ce phénomène météo a d’importantes conséquences sur les modèles météo autour du globe, apportant de la pluie en abondance en certains endroits et en augmentant la sécheresse à d’autres. C’est à ce dernier qu’on devrait le temps plus sec en Amérique du Sud ainsi que sur une partie des États-Unis.
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Source: NOAA
La Niña n’aurait toutefois pas dit son dernier mot. Bien qu’inférieures à 50% pour le moment, les chances de voir se manifester le phénomène météo sont tout de même présentes avec 42% de probabilité de se reformer pour l’automne, selon la NOAA. Les chances que le phénomène inverse se produise, appelé El Niño, sont pour leur part de seulement 8%.

Source: NOAA
À court terme, la direction que prendra l’événement aura une incidence sur des ouragans en Atlantique et sur la météo du continent nord-américain. La saison des tempêtes qui s’étire de juin à novembre est plus active avec La Niña. L’année 2020 en a été un bon exemple avec des tempêtes dont les noms ont dû être empruntés à l’alphabet grec, faute de noms déjà désignés.
Pour l’instant, l’été s’annonce calme dans le Pacifique. Il faudra attendre à l’automne pour confirmer les tendances puisque les relevés du printemps sont plus imprécis. La NOAA annonce par ailleurs qu’elle émettra ses prévisions pour la saison des ouragans le 20 mai prochain.