La première sortie au pâturage

C’est déjà le temps de penser à sortir les animaux aux pâturages. Sont-ils prêts à les recevoir? Selon l’agronome France Bélanger du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) en Chaudière-Appalaches, dès que le gazon est prêt à être tondu, il est temps de sortir les vaches. France Bélanger a rédigé un article intitulé Dehors, les vaches! et paru dans le journal Vision agricole de mars. L’article est disponible sur Agriréseau.

Les pâturages sont alors peu garnis, mais on diminue alors l’indigestion et on facilite la transition. Pour compléter, on donne du foin, le même que durant les jours précédant la paissance.

PHOTO: FRANCE BÉLANGER

Du foin non récolté finit par pourrir et sentir mauvais. Les vaches ne broutent alors que les feuilles les plus hautes. PHOTO: FRANCE BÉLANGER

Si l’on attend trop longtemps, on se retrouvera avec de grandes quantités d’herbe à gérer. Certaines parcelles deviendront alors trop mâtures. Il en découlera des refus de la part des animaux dans les rotations subséquentes.

La bonne technique

Pour éviter cela, France Bélanger recommande de sortir les animaux tôt au printemps et de ne les laisser que trois ou quatre jours dans cette première parcelle. Puis, elles sont transférées dans une troisième parcelle. Celle-ci doit avoir un très bon rendement fourrager puisque les vaches sont déjà habituées de consommer l’herbe fraîche.

ClOture temporaire avec broches

Voici le genre de piquet recommandé pour tendre le fil électrique qui divisera les parcelles. PHOTO: FRANCE BÉLANGER

Après 15 jours de paissance, on surveille de près la première parcelle de fourrage. Dès que l’herbe a 20 centimètres de haut, on y retourne les animaux. Pour les autres parcelles, si la hauteur de l’herbe permet une fauche, on y va. Ces parcelles en surplus au printemps seront broutées plus tard durant l’été.

Donc, si on sort les vaches très tôt au pâturage, on s’assure de ne pas diminuer la consommation fourragère pour les autres paissances. Et de plus, vous aurez peu de refus. Comme dit France Bélanger, «les vaches seront vraiment heureuses de brouter de la bonne herbe tout l’été, tout comme les veaux !»

à propos de l'auteur

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.

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