L’anthracnose, maladie coûteuse pour les producteurs de fraises

Mississauga (Ontario), 5 mars 2003 – En présence d’anthracnose dans un champ, un mois de juin chaud et humide pourrait signifier la catastrophe pour la récolte de fraises. L’anthracnose de la fraise est un terme communément utilisé pour décrire les maladies de la fraise causées par une variété de Colletotrichum – un champignon qui peut s’attaquer aux bourgeons, aux fleurs, aux pétioles, aux tiges, aux couronnes, au feuillage et aux fruits des plants de fraises. L’anthracnose peut coûter cher car elle fait pourrir les fruits lors de la récolte et bien que sporadique, l’anthracnose de la couronne peut être tout aussi dévastatrice.

« Les fraises sont produites commercialement dans toutes les provinces canadiennes, dit Scott MacDonald, représentant au développement technique de BASF. La production de fraises représente environ 50 millions de dollars annuellement pour les producteurs et environ 6000 hectares y sont consacrées. L’anthracnose a le potentiel de nuire considérablement au producteur et à toute l’industrie. »

Bien que le fruit mûr soit davantage exposé, le fruit peut être infecté par l’anthracnose à tous les stades de son développement. Lorsque la pression de la maladie est forte et que les conditions se prêtent à l’infection, alors même les fruits verts peuvent contracter la maladie. Les symptômes se manifestent d’abord sous forme de taches brunâtres sur les fruits. Ensuite, au fur et à mesure que progresse la maladie, des lésions fermes, concaves et noirâtres se développent. Sous des conditions humides, des masses de spores de couleur saumon ou rose–orangé se forment sur la lésion foncée. Les spores se dispersent au contact de la pluie, des insectes et des animaux ou des personnes qui entrent en contact avec elles en marchant dans le champ. Les fruits infectés se dessèchent éventuellement, devenant surtout noirâtres en se ridant et en se momifiant. Le champignon peut survivre à l’intérieur des débris de la plante infectée, surtout si l’hiver est doux, pour recommencer de nouveau le processus d’infection l’année suivante.

Les symptômes d’anthracnose qui affectent la couronne, le stolon, la feuille et le fruit peuvent être confondus avec d’autres maladies ou même avec des dommages causés par la grêle. Si l’infection se produit peu de temps après l’apparition des fruits, les fruits demeurent petits et durs et semblent mal formés. Au fur et à mesure que l’anthracnose progresse vers les pétioles et les stolons, un fin piquage rouge peut apparaître avant que la région ne s’affaisse, ne noircisse ou ne durcisse. Ces lésions de forme ovale peuvent aussi produire des masses de spores de couleur saumon. Les lésions avancées peuvent cerner les pétioles et les tiges et faire faner ou mourir des feuilles individuelles ou des plants filles non enracinés.

La pourriture de la couronne causée par l’anthracnose se produit lorsque le champignon passe des tiges et pétioles infectés à la couronne. Les couronnes infectées affichent des moisissures rouges–brunâtres et fermes à l’intérieur de la couronne, que l’on peut apercevoir en tranchant la couronne longitudinalement. Les symptômes peuvent ressembler à de la sécheresse ou à du stress de chaleur. Les plants souffrant d’anthracnose de la couronne rideront à la chaleur du jour. Demandez à un consultant en récoltes ou à un spécialiste d’extension de vous aider dans votre diagnostic si vous soupçonnez l’anthracnose de la couronne. Faites parvenir des échantillons à la Clinique de diagnostic des parasites de l’Université de Guelph. Afin de régler les détails d’expédition, veuillez téléphoner d’abord au (519) 767–6256.

M. MacDonald suggère : « Afin d’éviter l’anthracnose, commencez tôt dans la saison à traiter vos champs. La principale source de spores d’anthracnose peut être les plants infectés transplantés ou le sol contaminé. Commencez en plantant des stocks de serre propres. L’anthracnose est très difficile à détecter lors de la plantation; il vous faut donc obtenir des plants exempts de la maladie de vos fournisseurs. »

Vérifiez les champs nouvellement plantés pour y déceler des symptômes, comme les plants ridés ou desséchés qui pourraient indiquer l’anthracnose. Arpentez régulièrement vos champs, surtout en temps chaud et humide. Dès que la maladie est décelée, il faut immédiatement retirer et détruire avec soin tous les fruits arborant des lésions ainsi que les plants infectés afin de réduire les risques d’inoculation.

Des niveaux modérés d’azote peuvent aider à diminuer l’ampleur de la maladie. Quand l’azote est trop élevé, les plants regorgeant de sève sont plus exposés à l’infection. Le paillage peut aussi jouer un rôle important. La paille naturelle aide beaucoup à réduire l’éclaboussement de la pluie et conséquemment, la dispersion des spores dans les gouttelettes d’eau. « Les paillages de matière plastique agissent comme des tremplins pour les gouttelettes d’eau, ce qui favorise la dispersion des spores, dit M. MacDonald. Si vous le pouvez, irriguez par égouttement. En présence d’anthracnose, l’irrigation par le haut favorise la dispersion des spores par éclaboussures. »

M. MacDonald suggère une approche intégrée pour traiter l’anthracnose de la fraise. « La nutrition ainsi que les options de contrôle des mauvaises herbes et des parasites réduisent le développement et la propagation de la maladie. Le nouveau fongicide CABRIOMD EG de BASF est un excellent fongicide pour contrôler l’anthracnose et avec de bonnes pratiques agricoles, il aidera à réduire les risques d’une épidémie de cette maladie. »

« La recherche démontre que CABRIO EG est un fongicide à spectre extrêmement large qui contrôle efficacement les moisissures, les rouilles, les oïdiums, les tachetures foliaires et les dépérissements de plusieurs cultures. Il est aussi efficace contre plusieurs maladies de l’oignon et d’autres légumes en bulbes, des carottes, des cucurbitacées, des tomates, des bleuets, des fruits à noyau et de certains légumes à fructification », dit M. MacDonald.

« CABRIO EG fait partie d’une nouvelle famille de fongicides appelés strobilurines. Ces nouveaux fongicides sont très efficaces contre des maladies ciblées. Par contre, il faut entreprendre un programme de traitement des résistances afin de s’assurer que CABRIO EG et les autres fongicides de la famille des strobilurines offrent un excellent contrôle pendant plusieurs années. Alternez CABRIO EG avec des fongicides de familles différentes. Et ne dépassez jamais le nombre recommandé d’applications au cours de l’année », dit Pam Fisher, Spécialiste des récoltes de baies au ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation de l’Ontario.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

BASF Canada
http://www.agsolutions.ca

Commentaires