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Fraises, une saison qui ne passera pas à l’histoire

Contrairement à l’an passé où l’abondance avait marqué la saison des fraises, la canicule de cet été a réduit d’au moins 20 % le rendement des fraises d’été.

À la ferme Guy Rivest, située à Rawdon dans Lanaudière, la productrice, Christine Rivest a aussi noté une baisse de l’achalandage du côté de l’autocueillette. « Nous avons eu 25 % moins de gens, et ce, même si nous avons ouvert nos portes plus tôt en matinée et plus tard le soir. Les gens n’avaient pas envie de récolter des fraises avec les grosses chaleurs », mentionne la productrice.

Bien que la qualité des fruits n’ait pas été affectée par le temps chaud, la saison s’est achevée plus tôt et le calibre des fraises a été moindre. « Les gens se sont habitués à une grosse fraise. Cette saison, elles étaient moyennes et plus petites. Elles sont aussi savoureuses, mais les clients étaient moins portés à en acheter et en cueillir en raison de leur grosseur. » Seule consolation, cet effet de rareté a eu pour conséquence de pousser les prix à la hausse.

Guy Pouliot, deuxième vice-président de l’Association des producteurs de fraises et de framboises du Québec (APFFQ) et copropriétaire de la ferme Onésime Pouliot à l’Île-d’Orléans, souligne que la chaleur a représenté un défi supplémentaire cette année. « Cette saison, il fallait irriguer les champs. Chez nous, il y a des moments où il a fallu arroser jusqu’à deux fois par jour. Ceux qui n’avaient pas de réserve d’eau ont dû trouver cela difficile. »

Du côté de la framboise, Guy Pouliot n’a pas vu une baisse significative au niveau de ses rendements. Toutefois, il constate que la chaleur a eu un impact sur la durée de conservation des fruits.

Même si la 2018 ne passera pas à l’histoire pour la fraise d’été, Guy Pouliot est positif quant à la fraise d’automne. « La saison est bien partie et les champs sont super beaux ».

 

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