“Le bio, c’est à Victo” -Paul Thériault du Cégep de Victoriaville

Le Cégep de Victoriaville a ouvert officiellement les portes de son nouveau complexe consacré à l’agriculture biologique. Un bâtiment réalisé en harmonie avec les principes du développement durable. Il s’agit d’un investissement de plus de 16 millions de dollars.

Paul Thériault, directeur général du Cégep de Victoriaville, lors de l’inauguration.

C’est avec beaucoup de fierté et d’émotions que le directeur général du Cégep Paul Thériault a procédé à l’inauguration officielle du nouvel établissement le 1er juin dernier. “Pour nous, c’est un véritable projet de société. Ce n’est pas juste des fruits et des légumes, on est ici pour aider les gens à acquérir des connaissances. On prépare un avenir meilleur”, a-t-il assuré devant un parterre composé de dignitaires, de membres du conseil d’administration, d’enseignants et d’étudiants. Un peu plus tôt, Laurent Lessard, ministre de l’Agriculture du Québec, avait souligné également que “c’est rare d’inaugurer un complexe au nom d’un mode de production”. Il a salué la vision des gens qui ont mené ce projet jusqu’à la réalisation du plus grand complexe du genre au Canada.

Avec cette nouvelle infrastructure, le Cégep compte attirer encore plus la clientèle intéressée par l’agriculture biologique, en formation régulière, continue ou en recherche. Les élèves inscrits au programme de Gestion et technologies d’entreprises agricoles profiteront des installations. Autant ceux du profil en productions animales, en production légumière qu’en production fruitière biologique. Ils utiliseront les classes, les laboratoires ou encore les serres disponibles dans le complexe. Des chercheurs du Centre d’expertise de transfert en agriculture biologique et de proximité (CETAB+) seront aussi logés dans le complexe. “ Le bio, c’est à Victo, a déclaré Paul Thériault qui s’attend à un réel engouement de la clientèle. D’ailleurs, à la rentrée scolaire de l’automne 2018, le bâtiment sera déjà au maximum de sa capacité avec 220 étudiants.

Il faut dire que le bâtiment offre un environnement des plus propices à l’apprentissage avec sa superbe structure en bois, sa fenestration prédominante et son “silo” qui fait référence à la nature du bâtiment. Tout a été pensé pour être le plus en accord possible avec les principes du développement durable : éclairage D.E.L., fenestration orientée vers le Sud pour plus de lumière et de chaleur naturelles, utilisation à 90% d’énergie renouvelable, récupération des eaux pluviales, etc. La majorité des travaux ont été effectués par des entreprises de la région. Le complexe de 47 000 pi2 compte deux étages, trois blocs et quatre serres. On y retrouve notamment des salles de classe, des bureaux, une salle de conférence, des espaces pour la formation mécanique et le conditionnement des légumes et des chambres froides. Ce projet a nécessité la somme de 16,7 millions de dollars pour sa réalisation qui comprend l’acquisition des terres et des équipements en plus de la construction du bâtiment.

Et ce n’est pas tout. Il y a d’autres projets dans les cartons au Cégep de Victoriaville. On prévoit déjà construire un deuxième étage à l’aile A du complexe. Un incubateur d’entreprises agroalimentaires pourrait également voir le jour bientôt. On pense établir une cannebergière de recherche bio et lancer un projet de compostage urbain. Sans compter qu’un nouveau programme en agriculture urbaine sera lancé à l’automne 2019. Celui-ci mènera à un diplôme d’études collégiales (DEC). Le Cégep de Victoriaville sera le seul à l’offrir.

à propos de l'auteur

Journaliste et rédactrice en chef adjointe

Marie-Claude Poulin est journaliste et rédactrice en chef adjointe au Bulletin des agriculteurs.

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