Le Conseil canadien de la lutte antiparasitaire se prononce sur le projet de loi fédéral sur les pesticides

Toronto (Ontario), 21 mars 2002 – Le Conseil canadien de la lutte
antiparasitaire en milieu urbain a procédé à un examen préliminaire du nouveau
projet de loi sur les pesticides présenté par le gouvernement fédéral.

Kimberley Bates, directrice administrative du Conseil canadien de la
lutte antiparasitaire en milieu urbain, a fait remarquer : « La loi reconnaît le rôle essentiel que joue notre industrie dans la société en protégeant la santé des êtres humains, les ressources naturelles et la production d’aliments et de fibres. La loi reconnaît aussi que les produits antiparasitaires sont

des éléments importants des pratiques de lutte antiparasitaire intégrée. »

« Les résidants des quartiers résidentiels recherchent par dessus tout à
obtenir davantage d’information sur les pesticides, a-t-elle ajouté. La loi
prévoit répondre véritablement au besoin d’information du public et instaurer
une plus grande confiance dans le système d’homologation des antiparasitaires.
Il s’agit d’une bonne nouvelle pour les municipalités qui composent avec des
politiques régissant l’emploi de pesticides. Un grand nombre de préoccupations
qu’elles entretiennent au sujet de la protection de la santé des enfants et de
l’environnement font partie intégrante du projet de loi. »

La loi encadrera un grand nombre d’efforts que l’industrie promeut afin
de calmer les inquiétudes de la population au sujet des pesticides : bonne
gestion des produits; diffusion de l’information; création de produits à

risque réduit; prise de décision sur une base scientifique et harmonisation de
l’homologation avec les Etats-Unis et les pays qui ont mis en force des
systèmes de réglementation similaires.

Le projet de loi ne renferme pas beaucoup de détails. Le Conseil fera
pression sur le gouvernement pour qu’il inclue les points que nous considérons
pressants dans plusieurs domaines clés.

« Dans le système actuel, il faut compter 10 ans et 10 millions de dollars
pour la recherche, le développement et les tests avant de mettre un nouveau
produit sur le marché. Même si les besoins s’accroissent, il pourrait devenir
plus long et coûteux de proposer de nouveaux produits aux consommateurs. Cela
pourrait décourager la mise au point de produits plus efficaces et affecter
grandement les 6,4 millions de propriétaires de maison qui souhaitent des
terrains de jeu sûrs, une diminution des allergies et la protection contre la

maladie et la dévastation », a indiqué Mme Bates.

Si les propriétaires de maison doivent avoir accès à un vaste éventail de
produits servant à protéger le paysage urbain et empêcher la propagation de
maladies, le gouvernement devra s’assurer que la diffusion de renseignements
commerciaux confidentiels ne décourage pas les entreprises à investir dans la
recherche et l’innovation. Le Conseil demande également au gouvernement de
veiller à ce que les examens publics soient menés d’après des lignes
directrices scientifiques rigoureuses. Il faut protéger la santé publique et
l’environnement par des examens fondés sur des faits scientifiques et non pas
sur les sciences politiques, a conclu Mme Bates.

Le Conseil canadien de la lutte antiparasitaire en milieu urbain (CLAMU)
représente les producteurs, les fabricants, les distributeurs et les
associations connexes des produits antiparasitaires en milieu urbain. Les
produits des membres du CLAMU servent à l’entretien du gazon et des pelouses,
des plantes d’ornement et des pépinières, en forêt ainsi qu’à la gestion de la
végétation en milieu aquatique et non alimentaire. Le Conseil est actif dans
tous les volets de la protection des cultures dans les exploitations agricoles
au Canada : éducation des membres, communication, bonne gestion des produits,
législation et réglementation. Il se consacre principalement à la protection
de la santé publique et de l’environnement.

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