Le ministre Perreault privilégie l’étiquetage des OGM

Montréal (Québec), le 16 mai 2000 – « Même si l’issue du débat actuel entourant l’innocuité des organismes génétiquement modifiés utilisés dans l’alimentation n’est pas connue, j’ai déjà dit et je crois toujours que les dispositions actuelles en matière d’étiquetage des OGM n’assurent pas une véritable transparence pour les consommateurs. Mais l’étiquetage demeure sans doute le seul moyen dont pourraient disposer actuellement les citoyens pour exercer leur choix ».







Rappelons que plusieurs ministères ont entrepris des travaux sur les organismes génétiquement modifiés devant ultimement conduire à l’élaboration d’une politique québécoise en la matière.


C’est ainsi que le ministre des Relations avec les citoyens et de l’Immigration et responsable de la protection des consommateurs, monsieur Robert Perreault, a ouvert le colloque « Défi et enjeux des OGM » qui se déroule aujourd’hui au Pavillon Jean-Brillant de l’Université de Montréal dans le cadre du congrès de l’Association canadienne-française pour l’avancement des sciences (ACFAS).

Ce colloque réunissant des experts de différentes disciplines du Québec, du Canada et de la France abordera, avec le public invité à y participer, les questions touchant tous les aspects des organismes génétiquement modifiés intéressant les consommateurs en vue de connaître les leviers dont disposent les citoyens en matière d’évaluation, de réglementation et de suivi afin qu’ils puissent être à la fois protégés et exercer leur libre choix.

« Comme j’ai la responsabilité de l’application de la « Loi sur la protection du consommateur », j’ai demandé à mon ministère de faire le point dans le dossier des organismes génétiquement modifiés. Le groupe de travail que j’ai mis sur pied en décembre dernier afin de me conseiller a organisé ce colloque, qui devrait permettre de clarifier certains des enjeux et contribuer à mieux informer les citoyens qui sont aujourd’hui confrontés à un véritable choix de société », de souligner le ministre. Le comité doit bientôt déposer au ministre un document de vulgarisation et d’information sur les enjeux des OGM de même qu’un état des législations à travers le monde encadrant la protection des consommateurs en matière d’OGM. Ces documents devraient par la suite être rendus publics.

Le comité, présidé par le physicien et journaliste scientifique Jean-Marc Carpentier, est également composé des personnalités suivantes : madame Louise Vandelac, co-réalisatrice du film « Main basse sur les gênes » produit par l’Office national du film et professeure titulaire de sociologie à l’Université du Québec à Montréal (UQAM); monsieur Daniel-Philippe Matton, professeur agrégé à l’Institut de recherche de biologie végétale de l’Université de Montréal; madame Nathalie Saint-Pierre, directrice générale d’Action Réseau Consommateurs; monsieur François Joseph Belzile, professeur agrégé au département de phytologie de l’Université Laval; Me Marie-Claude Laroche d’Option Consommateurs et monsieur Gilles Angers, directeur des Communications, de la Recherche et Prospective de l’Office de la protection du consommateur.

Rappelons que plusieurs ministères ont entrepris des travaux sur les organismes génétiquement modifiés devant ultimement conduire à l’élaboration d’une politique québécoise en la matière. C’est notamment le cas du ministère de l’Environnement et de celui de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, ce dernier ouvrant en étroite collaboration avec les intervenants de la Filière agroalimentaire.

Le dossier des OGM a de multiples ramifications internationales. Plusieurs Etats, tout comme le Québec, ont déjà adhéré au « principe de précaution » en matière d’organismes vivants modifiés lors de la rencontre internationale de janvier à Montréal dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique. « A cet égard, a rappelé le ministre Perreault, le Québec doit être reconnu comme un participant à part entière dans les forums internationaux où se débattent ces questions. Nous ne devons pas nous satisfaire du rôle d’intervenant secondaire auquel voudrait nous confiner Ottawa ».

« Le Québec s’est doté d’un ensemble de lois, notamment en matière de protection des intérêts des consommateurs et de protection des renseignements personnels de ses citoyens, qui le place nettement à l’avant-garde des législations des autres gouvernements au Canada », de conclure le ministre.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)

http://www.agr.gouv.qc.ca/

Ministère de l’Environnement du Québec

http://www.menv.gouv.qc.ca

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