Le Syndicat des producteurs de porcs la Mauricie : de la parole aux actes

Yamachiche (Québec), 22 septembre 2004 – Lors d’une activité de presse, Jean-Paul Diamond, préfet de la MRC de Maskinongé et André Auger, président du Syndicat des producteurs de porcs de la Mauricie (SPPM) ont fait le point sur le dossier de la cohabitation dans laMRC de Maskinongé. Cette activité se tenait en marge d’une journée dedémonstration des rampes d’épandage destinée aux producteurs porcins quidevront se conformer à une réglementation qui entrera en vigueur le 1er avril2005.

Le SPPM travaille à trouver des solutions au regard de la cohabitation etde l’environnement. En 2003, un portrait agroenvironnemental a été réaliséauprès des fermes porcines de la région. Les conclusions de celui-ci ontpermis d’établir un plan d’action. « Nous ne voulions pas que les conclusionsde notre rapport aboutissent sur une tablette comme c’est très souvent lecas », a déclaré André Auger, président du SPPM. « Il était impératif pour nousde mettre en place des actions concrètes pour compléter notre démarche auprèsde nos producteurs, mais aussi des concitoyens qui vivent autour de nous. Pouratteindre nos objectifs, nous nous devions d’avoir un partenariat avec nos vis-à-vis du monde municipal. »

Lors de l’activité, le préfet de la MRC de Maskinongé, monsieur Jean-PaulDiamond, est venu souligner l’importance d’une collaboration étroite entre lemonde municipal et agricole. « Notre MRC est très rurale et l’agricultureoccupe une place prépondérante ici. Nous sommes heureux de voir le travail quise fait sur notre territoire. Un bel exemple étant l’entente de Saint-Paulinqui a permis aux producteurs et à l’entreprise Le Baluchon de vivre enharmonie cet été. » Monsieur Diamond a aussi profité de l’occasion poursouligner l’excellent travail qui est fait par les membres du comitéconsultatif agricole en soulignant leur participation aux différents forums oùl’on retrouve de la concertation régionale.

« Je suis heureux de voir les fruits de la concertation entre lesproducteurs de porcs et la MRC de Maskinongé. Entre la confrontation et laconcertation le choix est évident », a déclaré monsieur André Auger du SPPM.« Par l’étude que nous avons réalisée en 2003, nous avons établi des pistes desolutions. Nous en sommes à faire le transfert des connaissances vers nosproducteurs qui sont soucieux de l’environnement et de la cohabitation. Il estplus facile pour nous de faire des efforts pour la cohabitation quand onconstate que nos partenaires font autant d’efforts que nous. »

Pour sa part, le préfet de la MRC de Maskinongé, monsieur Jean-PaulDiamond, déclarait : « Nous avons appuyé financièrement, par le pacte rural,cette activité de formation auprès des producteurs de notre territoire. Nousavons une démarche conséquente. Nous voulons une agriculture plus propre, maisil faut des appuis politiques et financiers. Je suis heureux de constater queles producteurs sont pro-actifs en donnant cette formation. » Monsieur Diamonda profité de l’occasion pour souligner l’excellent travail de concertation,sous la présidence de la mairesse de Louiseville, Madame Jocelyne Elliott-Leblanc, qui se fait au comité consultatif agricole de la MRC.

De plus, deux experts du MAPAQ de la région Chaudière Appalaches engestion des engrais de ferme et une partie de l’équipe agroenvironnementale dela Mauricie étaient sur place, d’une part pour présenter l’aspect agronomiquedans le choix de différents équipements disponibles sur le marché et, d’autrepart, répondre aux questions des agriculteurs (trices) relatives à l’aidefinancière, concernant l’acquisition d’équipement spécialisés. Le directeurrégional, Monsieur Norman Houle, a profité de l’occasion pour présenter lesmembres de son équipe et rappeler que l’aide financière du MAPAQ couvre 50%des coûts admissibles via le programme prime-vert.

Le SPPM est très actif dans la recherche de solution au regard de lacohabitation et de l’environnement. On se rappellera qu’à l’automne 2002, lesproducteurs avaient fait une démonstration publique de rampes d’épandage quidiminuait les odeurs de façon substantielle. En 2003, un portraitagroenvironnemental a été réalisé auprès des fermes porcines de la région. Lesconclusions de celui-ci ont permis d’établir un plan d’action. Une partieimportante de ce plan réside dans l’entente de Saint-Paulin où un producteur adécidé de suspendre les épandages de lisier pendant la période estivale pourne pas nuire aux activités du complexe touristique Le Baluchon. « Nous nevoulions pas que les conclusions de notre rapport aboutissent sur une tablettecomme c’est très souvent le cas », a déclaré André Auger, président du SPPM.« Il est impératif pour nous de mettre en place des actions concrètes pourcompléter notre démarche auprès de nos producteurs, mais aussi des concitoyensqui vivent autour de nous. »

« En constatant les retombées positives de nos interventions auprès desproducteurs et des citoyens, le SPPM s’engage par le biais de son comité deliaison à travailler de concert avec les intervenants locaux. L’objectif decet engagement est d’identifier très rapidement des solutions dès qu’il seprésente des situations problématiques concernant la production porcine »,ajoute M.André Auger.

Le Syndicat des producteurs de porcs de la Mauricie représente114 entreprises porcines. Ces entreprises produisent 3,6% du volume provincialde la production. Elles créent 1250 emplois directs et indirects.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Fédération de l’UPA de la Mauricie
http://mauricie.upa.qc.ca

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