Les céréales occupent 50% de la surface agricole en France

France, 8 octobre 2002 – Elles sont 120 000 et produisent 40% de la valeur ajoutée de l’agriculture, indique le Service des études et enquêtes statistiques du ministère de l’Agriculture. Mais 81% de cette valeur ajoutée provient des subventions, qu’elles sont parmi les premières à percevoir : 39 000 euros en moyenne. 5% d’entre elles – les plus grandes – touchent 12% des soutiens publics.

Les exploitations céréalières ont gagné en importance en France ces dernières années, mais entre 1988 et 2000, leur nombre s’est réduit de 40%. Elles cultivent en moyenne l’équivalent de 150 hectares de blé. Les 5500 les plus vastes font six fois la moyenne nationale. Les plus petites cultivent moins de 64 hectares. L’activité céréalière est essentielle dans tout le Bassin parisien, mais aussi dans une grande partie de la Lorraine, au Nord de la Bourgogne, en Poitou-Charentes et dans le Sud-ouest. En Seine-et-Marne et en Eure-et-Loir, elles concentrent plus de 90% du poids de l’agriculture. Dans un des plus gros départements producteurs, la Marne en l’occurrence, les céréaliers ne contribuent que pour 38% au poids économique agricole en raison de l’importance de la viticulture champenoise.

Succession assurée
En 2000, leur résultat courant avant impôt s’élève à 23.000 euros contre 19 000 pour l’ensemble des exploitations agricoles et très loin derrière les viticulteurs d’apellation, qui atteignent 39000 euros. Leurs charges sont supérieures à la moyenne.

Les exploitations céréalières sont parmi les plus stables : 17% d’entre elles ont cessé toute activité entre 1988 et 1997. Une stabilité qui devrait se perpétuer. Près de la moitié des céréaliers de plus de 50 ans savent qui leur succèdera, ce qui est une situation exceptionnelle en agriculture, viticulteurs d’appellation mis à part. La main d’oeuvre salariée y a progressé de 17% à 24% entre 1988 et 2000. L’emploi des salariés permanents demeure cependant exceptionnel et ne concerne qu’une exploitation sur cinq.

Source : Les Échos

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