Les délégués au Sommet de Johannesburg appelle à un partage des nouvelles techonologies agricoles

Johannesburg (Afrique du Sud), août 2002 – Les délégués au sommet des Nations unies sur le développement durable ont appelé à une accélération des efforts au niveau mondial pour apporter les nouvelles technologies agricoles aux fermiers les plus pauvres et contribuer ainsi à l’alimentation des pays en voie de dévelopement.

« Cela ne sert à rien d’avoir des enfants en bonne santé s’ils doivent mourir de malnutrition », a souligné Pedro Sanchez, ancien directeur du Centre international de recherches agro-forestières. « Il ne sert à rien d’être un écologiste avec le ventre vide ».

Dans le même temps, les négociateurs tentent d’obtenir un compromis sur un plan d’application des solutions décidées par la conférence internationale dont de nombreux délégués espèrent qu’il comprendra un agenda pour régler les problèmes d’énergie, de biodiversité, de sécurité alimentaire, de propreté de l’eau et de soins de santé.

Les pays en voie de développement tentent d’obtenir davantage d’aides et un plus grand accès aux technologies et aux marchés occidentaux au cours de ce sommet.

Au cours de la session de mardi, de nombreux délégués ont vivement critiqué les aides agricoles européennes, soulignant que ces aides rendaient plus difficile la concurrence pour les agriculteurs des pays pauvres

Pedro Sanchez a recommandé que les pays riches s’engagent à consacrer l’équivalant de 5% de l’argent qu’ils dépensent en aides pour leur agriculture pour combattre la faim dans les pays en voie de développement.

On estime à 800 millions, le nombre de personnes souffrant chaque année de faim dans le monde et environ deux-tiers des terres agricoles mondiales sont affectées par la dégradation des sols.

vSelon les délégués, les nouvelles technologies notamment en matière de fertilisants pourraient permettre d’inverser cette tendance, mais ces technologies doivent être partagées avec le monde en développement.

« Nous pouvons combattre la faim immédiatement », a affirmé M.S. Swaminathan, un expert en agriculture durable.

Selon Sanchez, quelque 150 000 fermiers en Afrique utilisent de nouvelles technologies durables en matière de fertilisants et de renchérissement des sols. Grâce à cela, a ajouté Sanchez, ces agriculteurs sont bien plus productifs que leurs voisins.

« Cela peut être fait. La question est de savoir si nous avons la volonté politique de le faire », a encore Pedro Sanchez.

Source : AP

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