Les États-Unis et la Chine signent un accord de principe

Les deux pays mettraient la première touche à un accord pour régler le différend économique qui les oppose depuis un an et demi

Après plusieurs mois d’incertitude et de valse hésitation, les États-Unis et la Chine en seraient venus à un accord de principe pour régler la guerre commerciale que se livrent les deux superpuissances depuis mai 2018.

Selon les médias américains, les détails de l’accord préliminaire seraient dévoilés ce vendredi. Certains éléments ont toutefois été confirmés. L’accord de principe, que le président américain appelle un accord de «phase un», codifie ce qui avait été convenu en octobre. La Chine devrait augmenter considérablement ses achats de produits agricoles américains, à hauteur de 50G$, ouvrir son secteur des services financiers et  adopter de nouvelles protections contre le vol de propriété intellectuelle.

Articles connexes

En échange, les États-Unis annuleront un tarif de 15% prévu pour dimanche. Les tarifs déjà en place sur des produits importés seraient réduits, ce qui comprend de nombreux articles de consommation tels que les chaussures, les vêtements et les téléviseurs à écran plat.

La Chine accepterait également d’acheter davantage d’énergie et de produits manufacturés aux États-Unis ainsi que des services. La Chine est un marché d’exportation crucial pour les États-Unis, se classant troisième après le Canada et le Mexique.

Il serait aussi question que ce mini-accord contienne de nouvelles dispositions. La Chine abandonnerait notamment les restrictions sur les hormones de croissance pour le bœuf et assouplirait le processus d’approbation pour les cultures génétiquement modifiées.

Les importations vers la Chine s’élevaient en 2017 à plus de 20G $US, un chiffre qui a chuté à 9,3G $US en 2018. La Chine a imposé d’importants tarifs sur l’importation de denrées agricoles, dont le soya. Le prix de la fève a fluctué de manière importante depuis le début du conflit commercial, causant des pertes pour les producteurs. Le Brésil est devenu dans l’intervalle un marché d’exportation de premier ordre pour le soya.

Source: Politico

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

Commentaires