Les exportations agroalimentaires seront supérieures en 2002 et 2003

Toronto (Ontario), 22 avril 2002 – La croissance de l’économie mondiale a repris son envol, et, selon les plus récentes prévisions d’Exportation et développement Canada (EDC), elle atteindra son altitude de croisière à la mi-année.

À l’échelle mondiale, EDC prévoit une croissance moyenne de 2,6 p. 100 en 2002 et de 3,6 p. 100 en 2003. Cette année, soutenue par une augmentation de 2 p. 100 des ventes à l’exportation, ce qui compensera le recul de l’année dernière, l’économie canadienne devrait progresser de 2,5 p. 100. En 2003, les ventes à l’étranger devraient croître davantage, augmentant de près de 9 p. 100, et l’économie, de 4 p. 100.

« Les exportateurs canadiens peuvent envisager une hausse de leurs ventes cette année et l’année prochaine », indique Stephen Poloz, vice-président et économiste en chef d’EDC. « La reprise aura toutefois une allure particulière et elle pourrait être cahoteuse durant un certain temps. »

La première moitié de 2002 sera caractérisée par une reprise et la seconde par un ralentissement de la croissance imputable à la reconstitution initiale des stocks. La création d’emplois, particulièrement aux États-Unis, accusera du retard par rapport à la reprise et le secteur manufacturier sera le théâtre d’une intense guerre des prix à l’échelle mondiale. Le risque de volatilité financière sera élevé en raison du stress persistant consécutif au ralentissement de l’année dernière. Les taux d’intérêt seront en hausse et le dollar américain se dépréciera face à la plupart des devises, y compris le dollar canadien, qui devrait effectuer une remontée aux alentours de 0,70 dollar américain au cours des 12 à 18 prochains mois.

Stephen Poloz : « On remettra périodiquement en question la durabilité de la reprise, surtout lorsqu’il y aura majoration des taux d’intérêt. Ces hausses ne devront toutefois pas être interprétées comme un resserrement de la politique monétaire, mais comme un simple retour à la normale. Loin de freiner la reprise, elles confirmeront que l’économie est sur la voie du rétablissement. »

L’amélioration de l’état de santé de l’économie et les réductions importantes de la production dans le secteur des ressources signifient que le raffermissement des cours mondiaux des produits de base devrait se poursuivre. EDC prévoit d’ailleurs que la situation continuera de s’améliorer au cours des 12 à 18 mois à venir.

EDC a également formulé des prévisions pour les secteurs suivants :

  • Les ventes à l’étranger de produits agroalimentaires afficheront une croissance supérieure en 2002 et 2003, en raison de pénuries et d’une demande accrue qui pousseront les prix de nombreux produits à la hausse.
  • Une baisse de 3 p. 100 des exportations de produits forestiers est à prévoir en 2002. Le dynamisme de l’économie mondiale générera toutefois une croissance de 9 p. 100 dans ce secteur en 2003.
  • Le secteur mondial des télécommunications devrait se relever du « naufrage technologique » et afficher une croissance modeste en 2002. Les exportations canadiennes dans ce secteur devraient atteindre leur point le plus bas vers la fin de l’année puis enregistrer une croissance positive de 5 p. 100 en 2003. Le climat sera plus favorable à l’investissement et les gains les plus prononcés proviendront des ventes d’équipement de télécommunications, d’ordinateurs et de pièces connexes.
  • Pour les exportateurs canadiens de l’aéronautique, la croissance des ventes demeurera supérieure à 10 p. 100 en 2002 et 2003, et ce en dépit d’une performance qui devrait être passablement décevante au niveau mondial. La faiblesse viendra surtout du secteur des gros-porteurs.
  • Du côté de l’automobile, le secteur mondial continuera de souffrir cette année, avant de reprendre un rythme de croissance soutenu en 2003. Les exportateurs canadiens de produits automobiles peuvent s’attendre à un autre déclin cette année, mais leurs ventes à l’étranger devraient croître d’environ 4 p. 100 l’an prochain lorsque l’économie se sera redressée complètement.
  • Les exportations canadiennes d’énergie accuseront une baisse de 3 p. 100 cette année, avant d’effectuer un rebond de 12 p. 100 en 2003. Malgré des ventes qui continueront de croître, les prix du gaz seront en moyenne inférieurs en 2002, tandis que ceux du pétrole dessineront une tendance légèrement supérieure. Les réserves des pays de l’OPEP devraient limiter, à court terme, toute variation brusque des cours du pétrole.

    Au tableau des provinces, la croissance sera surtout alimentée par les principaux producteurs agroalimentaires que sont l’Île-du-Prince-Édouard et le Manitoba. La croissance sera aussi très prononcée à Terre-Neuve et au Labrador à cause de la production qu’engendrera une nouvelle capacité énergétique. La plupart des autres provinces devront se contenter d’un faible taux de croissance attribuable à la faiblesse des secteurs de l’automobile ou des télécommunications ou, comme c’est le cas en Colombie-Britannique, aux difficultés d’exportation de produits forestiers.

    Les exportations canadiennes vers les États-Unis, l’Europe de l’Ouest, l’Asie et le Japon devraient augmenter en 2002 et progresser davantage en 2003. Pour ce qui est des ventes au Mexique, en Chine et en Inde, la croissance devrait se poursuivre. Quant aux exportations à destination de l’Amérique du Sud, de l’Amérique centrale et du Moyen-Orient, elles baisseront à nouveau cette année, le retour à la croissance étant toutefois prévu pour 2003.

    Selon M. Poloz, l’économie mondiale demeure en outre vulnérable au protectionnisme, à la fragilité du Japon et peut-être à de nouvelles crises financières en Asie et en Amérique latine. « La bonne nouvelle cependant, c’est que tous ces risques devraient se résorber à mesure que l’économie se renforcera. »

    À la suite de ce communiqué, vous pouvez prendre connaissance du résumé des Prévisions globales à l’exportation, qui se trouvent aussi sur le site Web, à www.edc.ca/docs/country/economics/ExportForecast/Efindex_f.htm

    EDC offre aux exportateurs et aux investisseurs canadiens des services de financement du commerce extérieur et de gestion des risques sur quelque 200 marchés. Créée en 1944, EDC est une société d’État qui fonctionne comme une institution financière commerciale.

    Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

    Exportation et développement Canada (EDC)

    http://www.edc.ca/

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