Les fermiers aussi ont besoin d’aide, affirment les partis d’opposition

Ottawa (Ontario), 27 septembre 2001 – Ottawa devrait faire davantage pour aider les cultivateurs à court d’argent, à l’heure où il s’apprête à voler au secours des compagnies aériennes à coups de milliards de dollars, ont soutenu jeudi les partis d’opposition aux Communes.

Selon Howard Hillstrom, critique de l’Alliance canadienne en matière d’agriculture, ça fait des années que les agriculteurs et leurs familles ont des problèmes à joindre les deux bouts sans jamais recevoir une aide suffisante d’Ottawa.

« La sécheresse dans plusieurs parties du pays est venue aggraver davantage leur situation », a ajouté M. Hillstrom, lors d’un débat à la Chambre des communes du parlement canadien.

Frappés durement par la faiblesse des prix agricoles et le mauvais temps, les fermiers se plaignent que les programmes mis sur pied pour leur venir en aide sont trop lents et n’ont rien fait pour ceux qui ont le plus besoin d’aide.

Ottawa a indiqué qu’il envisageait d’apporter son aide aux compagnies aériennes à la suite des attentats terroristes du 11 septembre contre New York et Washington. Air Canada à elle seule réclame une aide de 4 milliards $.

Tout en reconnaissant que la sécheresse avait réduit la production dans plusieurs régions du pays, le ministre de l’Agriculture, Lyle Vanclief, a soutenu que les programmes d’aide fédéraux pour l’année 2002 avaient déjà été adoptés en collaboration avec les provinces. « Les récoltes ne sont pas toutes rentrées. Nous surveillons la situation », a ajouté M. Vanclief.

Le ministre à rappelé que les agriculteurs ont pris des assurances pour une superficie record de culture cette année et que les remboursements pourraient atteindre 1,4 milliard $ – trois fois plus que lors des années précédentes.

Pour sa part, le critique conservateur en matière d’agriculture, Rick Borotsik, a soutenu que 34 600 emplois ont été perdus dans l’industrie agricole au cours de la dernière année. Pour M. Borotsik, le fédéral peut bien aider Air Canada, mais il ne doit pas pour autant ignorer l’industrie agricole.

Le NPD a estimé que le problème était plus profond. Selon la députée Bev Desjarlais, du Manitoba, M. Vanclief n’a pas assez d’influence au cabinet. « Quand le lutteur se fait battre coup après coup, il est temps de songer à en envoyer un autre », a-t-elle dit.

Source : Presse Canadienne

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada

http://Aceis.AGR.CA/

Alliance canadienne

http://www.canadianalliance.ca

Nouveau Parti Démocratique (NPD)

http://www.ndp.ca

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