Les libéraux rejettent le projet de loi 184 sur la protection du territoire agricole

Québec (Québec), 7 février 2001 – Monsieur Pierre Paradis, député de Brome Missisquoi, leader de l’Opposition officielle et porte-parole en matière d’agriculture ainsi que monsieur David Whissell, député d’Argenteuil et également porte-parole en agriculture, profitent de la fin des consultations sur le projet de loi 184 pour demander au ministre Rémy Trudel de modifier substantiellement son projet de loi afin qu’il réponde enfin aux préoccupations du monde agricole, municipal et environnemental.

Dans un premier temps, monsieur Paradis déplore que le gouvernement ne démontre aucune volonté d’aider les agriculteurs qui souhaitent prendre le virage agroenvironnemental. « Malheureusement, le ministre de l’Agriculture n’a prévu aucune somme afin d’appuyer les agriculteurs dans leur démarche environnementale. Il ne faut pas oublier que Québec a investi plus de 7 milliards $ dans la dépollution urbaine et industrielle, aidant ainsi les industriels, alors qu’on laisse injustement les agriculteurs à eux-mêmes. »

Pour monsieur Whissell, ce projet de loi est d’autant plus décevant qu’il ne règle en rien la question du droit de produire. « L’agriculture est une force majeure dans l’économie québécoise. Il est donc complètement indécent que le ministre ne prenne pas tous les moyens afin de permettre le sain développement de l’activité agricole dans le cadre d’une cohabitation harmonieuse entre les agriculteurs et leurs voisins. »

De plus, les députés libéraux exhortent le ministre à modifier son projet de loi dans les plus brefs délais afin d’assurer la relève agricole. « Si le gouvernement souhaite réellement que l’agriculture demeure un moteur économique important, il doit s’assurer que toutes les conditions soient réunies afin que les jeunes puissent s’y consacrer. »

Enfin, selon les porte-parole libéraux, « la pseudo-stratégie économique du gouvernement péquiste a honteusement négligé les régions rurales du Québec. Il est donc plus que temps que le ministre agisse afin que le monde agricole reprenne la place qui lui revient ».

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)

http://www.agr.gouv.qc.ca/

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