Deux conférences pour mieux comprendre le monde d’aujourd’hui

Aucune inscription n’est requise pour ces deux conférences

Publié: il y a 10 heures

Pierre-Yves McSween présentera une conférence lors du Salon de l'agriculture.

Les visiteurs au Salon de l’agriculture pourront assister à plusieurs conférences durant les trois jours de l’événement, mais deux conférenciers retiennent particulièrement l’attention.

Lors de la journée du 14 janvier, qui a pour thème Entreprendre, Pierre-Yves McSween présentera une conférence ayant pour titre Comment bâtir ma marque entrepreneur, où il abordera l’importance de l’image. « On n’est rien sans image de marque, c’est ce qui fait qu’on se distingue par rapport à quelqu’un d’autre ou une autre marque, sinon, on serait tous pareils. C’est ce qui va influencer la demande. C’est un élément super important et c’est essentiel de le comprendre », explique le comptable en entrevue.

Plusieurs éléments sont à considérer dans l’élaboration de l’image de marque, par exemple ce que vous vendez, ainsi que la cohérence entre ce qu’on vend et l’image qu’on projette.« Dans le développement d’une image de marque, il y a plusieurs étapes à franchir, le tout dans une approche de gestion du risque », souligne Pierre-Yves McSween.

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Et sur un conseil qu’il aurait à livrer pour 2026, Pierre-Yves McSween rappelle l’importance de diversifier ses placements et de prévoir ce qui est prévisible. Avant tout, il faut définir des objectifs clairs afin de prendre les bonnes décisions, que l’on soit en début de vingtaine ou à l’aube de la retraite.

Un monde à comprendre

Ce sera au tour de Guillaume Lavoie de se présenter au Salon le 15 janvier. Sa conférence Tu parles d’un monde, ne saurait être plus à propos. Le spécialiste de la politique américaine évoque le fait que bien des sujets auraient été abordés différemment si l’entrevue avait eu lieu en décembre.

Avec une conférence ayant pour but de présenter les tensions géopolitiques et la place de l’agriculture dans ces dernières, Guillaume Lavoie dit vouloir aider à faire la distinction entre le bruit et les tendances sous-jacentes actuelles qui exercent des pressions sur le secteur agricole sur la scène internationale.

Gauillaume Lavoie, spécialiste de politique américaine et internationale. Source: Salon de l’agriculture

« En gros, il y a énormément de confusion en ce moment en raison de la quantité et du rythme des événements. Mon but est de permettre aux producteurs agricoles de distinguer dans tout ce bruit les signaux et de comprendre les patterns afin de mieux anticiper et comprendre ce qui se passe. » Le spécialiste explique que certaines tendances de fond sont en jeu actuellement. L’immigration est une d’entre elles. Il s’agit d’un phénomène qui n’est pas localisé qu’au Québec et qui est mondial. Il a plusieurs répercussions, dont sur la main-d’oeuvre. L’urbanisation qui s’accélère sur l’échelle de la planète en est un autre dont les répercussions sont moins bien comprises, fait valoir Guillaume Lavoie. Il évoque le fait que le lien entre le rural et la ville s’estompe, ce qui fait que la réalité des campagnes est moins bien comprise.

À travers toutes les tensions géopolitiques actuelles, les enjeux agricoles se retrouvent en haut de la liste de tous les acteurs mondiaux qui défendent leurs propres secteurs agricole. « Il faut manger trois fois par jour. Il n’y a pas un secteur qui est plus branché sur l’international que l’agriculture. »

S’il observe un nouveau réalignement entre les pays et la fin du consensus post Deuxième Guerre mondial, Guillaume Lavoie remarque aussi que les disputes commerciales ne sont plus discutées au cas par cas, mais que tout est maintenant mis sur la table lors de négociations. C’est ainsi que l’agriculture se retrouve à être une victime collatérale du conflit du bois d’œuvre ou du secteur automobile.

Dans le cas de l’ACEUM, il faut donc comprendre que la question n’est pas seulement commerciale et déborde bien au-delà des simples échanges commerciaux.« Tout est maintenant interconnecté, ce qui oblige à comprendre les autres secteurs. Dans ce contexte, la première chose à faire est de reprendre le contrôle et de faire du sens des événements qui ont lieu. »

Pierre-Yves McSween sera à l’Espace Desjardins à 13h30 le 14 janvier. Guillaume Lavoie sera le 15 janvier à 9h30, également à l’Espace Desjardins. Aucune inscription n’est requise.

À PROPOS DE L'AUTEUR

Céline Normandin

Céline Normandin

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.