Les politiques agricoles de la Bulgarie

Paris (France), 12 janvier 2001 – L’agriculture joue un rôle charnière dans l’économie bulgare mais sa modernisation et son développement ont été entravés par les politiques agricoles et commerciales suivies au cours des premières années de la transition.

Si le processus de privatisation est maintenant parvenu à son terme, d’autres restructurations s’imposent. Une structure agricole duale commence à apparaître avec la création d’un grand nombre d’exploitations pratiquant l’agriculture de subsistance. Dans le secteur agro-industriel, la capacité pléthorique de production, le faible niveau d’efficience et l’insuffisance de l’investissement suscitent des préoccupations grandissantes. La Bulgarie aurait beaucoup à gagner d’un accroissement des investissements dans l’infrastructure générale, l’infrastructure du marché et le capital humain.

Les anciennes politiques ayant été remplacées par de nouvelles, le secteur agricole bulgare a désormais la possibilité de faire face aux prix des marchés mondiaux des principaux produits. Avec l’instauration progressive d’un marché pour les ventes et les locations de terres, l’indispensable remembrement des exploitations morcelées a de bonnes chances d’intervenir progressivement. La Bulgarie s’est engagée dans la mise en œuvre de réformes (y compris le programme SAPARD) qui devraient faciliter l’ajustement de l’agriculture et des zones rurales au marché intérieur européen. Avec des pratiques commerciales ouvertes, la Bulgarie est bien placée pour améliorer l’efficience et la compétitivité de son secteur agroalimentaire.

Ces évolutions sont analysées dans le rapport de l’OCDE intitulé Examen des politiques agricoles : Bulgarie. Cet examen a été demandé par le gouvernement bulgare. En 1999, le secteur agricole bulgare a représenté 17 % du PIB et 26 % de l’emploi. Les exportations de produits alimentaires et agricoles, même si elles se composent surtout de produits à faible valeur ajoutée, entrent pour 16 % environ dans le total des exportations et constituent une part appréciable du total des recettes d’exportations. De tous les pays d’Europe centrale, seules la Bulgarie et la Hongrie sont restées des exportateurs nets de produits agricoles durant la décennie de transition.

L’OCDE a procédé à des examens analogues des politiques agricoles pour la Fédération de Russie, la République slovaque, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la République tchèque, la Pologne et la Hongrie. Avec la publication prochaine d’un rapport consacré à la Slovénie, l’OCDE aura achevé la série d’examens des politiques agricoles des dix pays d’Europe centrale et orientale candidats à l’UE.

Pour de plus amples informations, vous pouvez contacter Michael Ryan ([email protected]) ou Alexandra Trzeciak-Duval ([email protected]), à la Direction de l’alimentation, de l’agriculture et des pêcheries de l’OCDE.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE)

http://www.oecd.org/

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