Les subventions aux agriculteurs : remettons les pendules à l’heure

Winnipeg (Manitoba), 22 mars 2001 – Les manifestations d’agriculteurs de ces dernières semaines n’ont pas manqué d’attirer l’attention de quelques journalistes et commentateurs urbains. Or la CCB considère que bon nombre des principales agences de presse ne sont pas bien renseignées et par conséquent que le public au Canada est mal informé. La presse en général ne traduit pas comme il faut la façon dont les programmes de subvention ni les revenus agricoles sont calculés.

Ken Ritter est président du conseil d’administration de la CCB; il dit que « les difficultés financières que connaissent les producteurs de grains au Canada sont graves et tangibles ». Pour l’essentiel, ces difficultés financières que connaissent les producteurs canadiens proviennent de la politique économique d’autres pays, dont les taux de subvention aux agriculteurs sont nettement supérieurs à ceux pratiqués au Canada. Exemple : en 1999, la part des subventions dans le revenu brut des producteurs de blé américains s’élevait à 46 % ; en Europe, ce taux atteignait 58 % du revenu brut des agriculteurs. Et Ken Ritter de constater « qu’en comparaison, la part de subventions dans le revenu brut des producteurs de blé canadiens ne représente que 11 %. » Ces chiffres sont ceux de l’OCDE – Organisation internationale de coopération et de développement économiques.

Malheureusement, la comparaison qu’établissent certaines agences de presse se situe au niveau du taux de subventions du gouvernement en proportion du revenu net des agriculteurs, une fois qu’ils ont payé leurs frais. Cette comparaison est inadéquate et ne rend pas compte de la réalité. Le taux de subventions accordées par le gouvernement ne paraîtra effectivement élevé que parce que les coûts d’exploitation sont si élevés et les prix mondiaux si bas.

« Tout ce que nous demandons », ajoute Ken Ritter, « c’est un taux de subventions qui nous permette de concurrencer à armes égales nos collègues américains ou européens. »

La CCB est la plus importante agence de commercialisation d’orge et de blé au monde qui soit contrôlée par les producteurs. Avec son siège social à Winnipeg (Manitoba), la CCB est l’un des plus gros exportateurs au Canada et celui qui rapatrie le montant de devises étrangères le plus élevé. Assurant la commercialisation de l’orge et du blé des Prairies dans plus de 70 pays aux quatre coins du monde, la CCB restitue tout le produit des ventes, moins les frais de mise en marché, aux agriculteurs de l’Ouest canadien.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Commission canadienne du blé

http://www.cwb.ca/

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