Les États-Unis intensifient leur offensive contre l’étiquetage des OGM en Europe

Washington (États-Unis), 25 septembre 2002 – Des représentants de l’industrie et du gouvernement américain ont intensifié leur offensive contre la traçabilité et l’étiquetage des denrées alimentaires contenant des organismes génétiquement modifiés (OGM) souhaités par l’Union européenne.

« Ecrire sur un produit qu’il contient des ingrédients génétiquement modifiés équivaut à le condamner à rester sur les rayons des supermarchés », a indiqué Sarah Thorn, responsable de l’association américaine des industriels de l’alimentation (Grocery manufacturers of America), lors d’une conférence organisée par le Cato Institute, un centre privé avec le but de promouvoir le libre-échange.

En demandant l’étiquetage des produits contenant des OGM, les Européens veulent faire peser sur les exportateurs le coût d’un système très lourd et qui rate en plus l’objectif de laisser le choix au consommateur, a renchéri Alan Larson, sous-secrétaire du département d’Etat pour les affaires économiques et agricoles.

« De nombreux pays, dont les Etats-Unis, ont un système d’étiquetage pour les produits biologiques, qui permet d’exclure ou non les aliments contenant des OGM, mais l’Europe le refuse », a-t-il poursuivi.

« La mise en place d’un système d’étiquetage et de traçabilité des OGM coûterait 4 milliards de dollars aux Américains », a affirmé pour sa part Ronald Bailey, économiste du Centre d’études en matière de commerce (Center for Trade Policy Studies).

Mme Thorn s’est par ailleurs plainte du seuil trop bas (0,5% demandé par le Parlement européen), à partir duquel un aliment contenant des OGM devrait être étiqueté en Europe.

Source : AFP

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