Les États-Unis ne peuvent pas « se désintéresser des problèmes de la planète »

Paris (France), 17 mai 2001 – Le ministre français de l’Economie et des Finances Laurent Fabius a affirmé jeudi à Paris que la nouvelle administration américaine ne pouvait pas « se désintéresser des problèmes de la planète ».

« Qu’il s’agisse de la lutte contre l’effet de serre ou de la lutte contre le blanchiment de l’argent et les paradis fiscaux, la première puissance mondiale ne peut pas se désintéresser des problèmes de la planète », a-t-il déclaré lors de la réunion du Conseil des ministres de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE).

Ainsi, le refus du gouvernement de George W. Bush de ratifier le protocole de Kyoto de 1997 menace de réduire à néant les efforts internationaux pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, a estimé le ministre.

« Le récent désengagement américain du protocole de Kyoto menace l’ensemble du processus », a-t-il affirmé.

« S’il se confirmait, il serait de nature à limiter les résultats de l’action que l’Europe est déterminée à mener en ce domaine, tout en alourdissant son coût », a souligné Laurent Fabius dans un discours entièrement consacré à la problématique du « développement durable ».

« La coordination internationale doit naturellement être prolongée et confortée par une harmonisation régionale et des mesures nationales », a-t-il préconisé.

« C’est en agissant à ces divers niveaux que l’on parviendra à des résultats significatifs tout en répartissant la charge équitablement », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, Laurent Fabius a plaidé en faveur de l’intégration du développement durable dans les négociations commerciales multilatérales de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), qui pourraient être relancées lors de la conférence ministérielle de l’OMC à Doha (Qatar) en novembre.

« Les règles de l’échange international doivent respecter les principes fondamentaux du développement durable et permettre la préservation des secteurs clefs de l’agriculture, de la pêche et du tourisme ainsi que des biens publics globaux que sont les ressources naturelles, l’éducation ou la santé », a-t-il dit.

Source : AFP

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