L’événement météo de 2018 selon Environnement Canada

Fidèle à son habitude, Environnement Canada a revisité l’année 2018 et a sélectionnée 10 événements météo parmi ceux ayant eu le plus d’impact parmi les dix provinces et territoires du pays.

Les feux de forêt de la Colombie-Britannique ont été sélectionnés au premier rang, ce qui fait des feux de forêt l’événement marquant pour une 2e fois en trois ans après ceux de Fort McMurray en 2016. Pour la deuxième année consécutive, la Colombie-Britannique a été confrontée à un état d’urgence à l’échelle de la province. Près de 2 000 incendies de forêt ont fait rage dans toute la province et les incendies ont affectés 10 millions de personnes.

En 2e place arrive la chaleur qui a affecté toutes les provinces, un phénomène qui a touché le reste de la planète. “Le mois de mai a apporté un été hâtif qui a persisté implacablement pendant tout le mois d’août, voire plus longtemps dans l’Est”, rappelle Environnement Canada. À Montréal,  les appels à Urgences-santé ont augmenté de 30 % et 93 personnes sont décédées de complications liées à la chaleur au Québec.

Le contraste entre chaleur et froid pour les récoltes dans les Prairies est nommé en 3e place, tandis que les tornades qui ont frappé Ottawa et Gatineau suit en 4e place. Les producteurs se souviendront aussi du printemps froid qui a nui aux semis, événement qui se classe au 10e rang. À l’échelle nationale, ce fut le mois d’avril le plus froid depuis 16 ans et, en Ontario et au Québec, il n’avait pas été aussi froid depuis 71 ans.

Comme le dit Environnement Canada, “les changements météorologiques au Canada se manifestent soudainement et non subtilement, rapidement et non progressivement”. Pour la période de 12 mois allant de décembre 2017 à novembre 2018, chaque saison s’est avérée plus chaude que la normale, avec une moyenne de 0,4 degrés Celsius au-dessus des normales. Malgré le froid apporté par La Niña au début de l’année, 2018 s’est rapidement transformé en l’année la plus chaude avec des températures au-dessus des normales pour la 22e année consécutive.

L’organisme fédéral en profite pour dresser un bilan des changements climatiques. “Le Canada n’est pas aussi froid qu’auparavant, les régions et les saisons sont toutes plus chaudes que jamais”, peut-on lire. “Le Canada reste le pays le plus enneigé, mais il tombe moins de neige dans les régions du Sud. Notre manteau neigeux en montagne et nos glaciers disparaissent rapidement, et le nombre de jours sans gel augmente. Nos périodes de végétation sont plus longues, mais tout comme la durée et l’intensité de la saison des feux de forêt. Les Grands Lacs ont enregistré au cours des dix dernières années à la fois le niveau d’eau historiquement le plus élevé et le plus bas. Lorsqu’il pleut, il pleut souvent plus fort et plus longtemps avec un plus grand nombre de crues soudaines, notamment dans nos villes. Les tempêtes semblent prendre de l’ampleur et se déplacer plus lentement, laissant plus de dégâts dans leur sillage”.

Les 10 phénomènes météorologiques les plus marquants en 2018

  1. Le nombre record d’incendies de forêt et d’heures sous un ciel enfumé (Colombie-Britannique)
  2. Le Canada touché par la vague de chaleur estivale mondiale (toutes les provinces)
  3. Un temps chaud et sec suivi de chutes de neige nuit aux récoltes des Prairies (Alberta, Saskatchewan et Manitoba)
  4. Les vents puissants du mois de mai coûtent un milliard de dollars (Québec et Ontario)
  5. Les tornades d’Ottawa-Gatineau le dernier jour de l’été (Québec et Ontario)
  6. Les inondations printanières dans tout le sud de la Colombie-Britannique
  7. La crue éclair de la rivière Saint-Jean (Nouveau-Brunswick)
  8. Le déluge du mois d’août à Toronto (Ontario)
  9. Un froid record annonciateur d’un long hiver (de l’Alberta à la Nouvelle-Écosse)
  10. Un mois d’avril cruel, froid et orageux (toutes les provinces)

Source : Environnement et Changement climatique Canada

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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