L’industrie en plein essor des légumes de serre

Ottawa (Ontario), 22 mars 2005 – À l’automne 2004, quatre ouragans consécutifs ont soufflé sur la Floride, ce qui a retardé l’ensemencement des plants de tomates qui parviennent habituellement à maturité en décembre.

Parallèlement, les fortes précipitations en Californie ont fait pourrir les tomates sur pied. Par surcroît, les infestations de parasites ayant touché les cultures du Mexique ont aggravé le problème de l’offre.

C’est ainsi que le prix du quatrième produit le plus populaire en Amérique du Nord, après les pommes de terre, les laitues et les oignons, a plus que doublé. Tout juste avant Noël, dans certains cas, les consommateurs canadiens devaient débourser près de 5 $ la livre (ou le demi-kilo) pour acheter des tomates. En fait, la seule offre est provenue des serres canadiennes.

Le nouvel article du bulletin Regards sur l’industrie agro-alimentaire et la communauté agricole, intitulé «Des légumes technos : l’industrie en plein essor des légumes de serre du Canada», qui analyse la croissance phénoménale des serres canadiennes, porte principalement sur les tomates parce que celles-ci constituent la culture de légumes la plus importante, tant en matière de volume que de valeur. De plus, l’article permet d’examiner les différends commerciaux avec les États-Unis, de même que l’incidence du taux de change sur les ventes de légumes de serre.

Au cours des années 1990, la superficie totale de serre a plus que doublé pour se situer à près de 1 500 hectares. En 2003, cette superficie avait atteint près de 1 900 hectares, soit l’équivalent d’environ 4 400 terrains de football canadien.

La même année, les recettes tirées des ventes de produits de serre ont atteint un sommet de près de 2,1 milliards de dollars, soit près du double des recettes réalisées six ans plus tôt. Les ventes de fleurs ont constitué environ 70 % des ventes, tandis que les ventes de légumes ont représenté les 30 % restants.

Au début des années 1990, les recettes tirées de la vente de légumes de serre et de légumes de grande culture comparables étaient à peu près les mêmes. Cependant, depuis 1996, les recettes tirées de la vente des légumes de serre ont augmenté à un rythme beaucoup plus rapide que celles tirées de la vente des légumes de grande culture.

Par exemple, en 2003, la valeur à la ferme des quatre cultures principales de légumes de serre, soit les tomates, les concombres, les laitues et les poivrons, totalisait 605,8 millions de dollars. Cette valeur était trois fois supérieure à celle des mêmes légumes cultivés dans les champs, s’étant chiffrée à 171,7 millions de dollars.

Qu’il s’agisse de tomates de serre ou de tomates de grande culture, les producteurs cultivent davantage de tomates que de tout autre légume. À elles seules, les tomates représentent plus de la moitié des recettes tirées de la vente des légumes de serre.

De plus, les tomates traversent la frontière dans les deux sens. Les serristes canadiens expédient de plus en plus de tomates de serre aux États-Unis.

Ces dernières années, le Canada a réalisé un excédent commercial à cet égard, ayant expédié au sud de la frontière une quantité de tomates de beaucoup supérieure à la quantité de tomates qu’il importe des États-Unis.

Le bulletin Regards sur l’industrie agro-alimentaire et la communauté agricole de mars 2005, intitulé «Des légumes technos : l’industrie en plein essor des légumes de serre du Canada» (21-004-XIF, gratuit), est maintenant accessible en ligne. À la page Nos produits et services, sous Parcourir les publications Internet, choisissez Gratuites, puis Agriculture.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Statistiques Canada
http://www.statcan.ca/

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