L’industrie laitière a réduit son impact environnemental

Le bilan de l’empreinte environnementale de l’industrie laitière s’améliore, selon les résultats d’une firme de consultants et grâce à d’autres investissements, des progrès pourraient encore être accomplis.

AGÉCO, une firme se spécialisant dans l’économie agroalimentaire et de la responsabilité d’entreprise, a complété en 2018 une étude qui mesure la performance environnementale de la production laitière canadienne en 2016 et la compare aux données de 2011, aussi appelée analyse du cycle de vie (ACV).

Dans cette étude, trois principaux enjeux environnementaux ont été analysés : l’empreinte carbone, la consommation d’eau et l’utilisation des terres.

L’empreinte carbone, la consommation d’eau et l’utilisation des terres associées à la production de lait ont diminué de 7,3 %, 5,6 % et 10,9 %, respectivement, entre 2011 et 2016. Les résultats de l’étude indiquent que l’augmentation de la production de lait par vache est le principal facteur de l’amélioration au cours de cette période de cinq ans. La quantité de lait produit par vache a augmenté de 12,8 % entre 2011 et 2016. C’est une bonne nouvelle, même si les vaches produisent toujours autant de GES. Cela indique selon le directeur scientifique de la recherche François Charron-Doucet, une meilleure productivité par vache et la preuve que les meilleures pratiques adoptées à la ferme ont eu un impact global sur la situation. “Les fonctions de la vache restent les mêmes mais elle produit davantage de lait. Ces améliorations n’arrive pas cependant par magie. C’est le résultat entre autres d’amélioration génétique, de meilleure utilisation du fourrage, de nouvelles installations”.

Ces pratiques englobe l’augmentation de la rotation des cultures, de meilleurs aliments pour animaux, la réduction du travail du sol et les techniques agricoles de précision.

La gestion du bétail est le principal contributeur à l’empreinte carbone en raison des émissions découlant de la fermentation entérique (produit par la vache et le fumier), qui représentaient 48 % des émissions totales de GES en 2016 et 47 % en 2011.

La firme indique que l’impact de ces changements ne peut être facilement isolé d’autres facteurs, mais démontre qu’un nombre important de producteurs ont optimisé et mis à jour plusieurs de leurs pratiques entre 2011 et 2016. Selon AGÉCO, ” les bonnes pratiques de gestion qui se concentrent sur l’amélioration des stratégies d’alimentation et des pratiques agricoles liées à la production des aliments pour animaux à la ferme ont le potentiel de réduire l’empreinte écologique de la production laitière”.

De nombreuses pistes de solutions restent à explorer puisque le potentiel d’amélioration de l’empreinte écologique de la production laitière reste important. M.Charron-Doucet parle de la gestion des lisiers qui pourrait être encore améliorer et de l’efficacité énergétique des fermes. “Elles ont un gros potentiel vis-à-vis des énergies renouvelables, que ce soit l’énergie éolienne ou solaire. Les fermes pourraient être des producteurs d’énergie.” La recherche entérique et l’alimentation sont deux domaines à creuser en raison de leur importance dans leur contribution aux GES.

AGÉCO, une firme se spécialisant dans l’économie agroalimentaire et de la responsabilité d’entreprise, a complété en 2018 cette étude qui mesure la performance environnementale de la production laitière canadienne en 2016 et la compare aux données de 2011. Elle évalue plusieurs enjeux environnementaux, dont l’empreinte carbone, la consommation d’eau et l’utilisation des terres.

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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