L’ONU trace un portrait peu reluisant de l’environnement mondial

Londres (Angleterre), 22 mai 2002 – Le monde décrit dans le nouveau rapport de l’ONU sur l’environnement mondial n’a rien de réjouissant. Les catastrophes naturelles y sont de plus en plus fréquentes et les problèmes environnementaux mettent en danger la vie des humains ainsi que celle des plantes et des animaux, selon le document rendu public mercredi par le Programme environnemental des Nations Unies (PNUE).

Ce dernier fait le bilan des trois dernières décennies et tente d’imaginer le futur de l’environnement en vue du prochain Sommet mondial sur le développement durable qui se tiendra à Johannesburg du 26 août au 4 septembre.

On y apprend que la biodiversité de la Terre est gravement menacée. En effet, 1.130 espèces d’oiseaux et plus de 4.000 espèces de mammifères pourraient disparaître d’ici 30 ans, même si elle ne sont pas menacées d’extinction pour le moment. Parmi les espèces dont la situation est la plus précaire, figurent le rhinocéros noir d’Afrique, le tigre de Sibérie et le léopard d’Asie, selon l’ONU.

Les poissons ne s’en sortent pas mieux que les autres membres du règne animal. A l’échelle mondiale, un tiers des réserves halieutiques sont très basses à cause d’une pêche excessive.

Ces animaux sont surtout menacés par la perte de leur habitat, causée par l’industrialisation ainsi que par les activités minières et l’agriculture. Or, plusieurs de ces problèmes risquent d’empirer. Le rapport prédit en effet que les infrastructures de l’industrialisation pourraient couvrir plus de 70 % de la surface du globe d’ici 30 ans.

Si leur habitat est dévasté, les plus gros animaux disparaîtront les premiers, affirme le Dr Michael Novacek du Museum américain d’histoire naturelle. « Or, nous ne savons pas combien d’espèces nous pouvons nous permettre de perdre avant que tout l’écosystème s’effondre ».

Heureusement, le rapport du PNUE ne contient pas que des mauvaises nouvelles. Le document souligne notamment les progrès accomplis depuis les années 70 concernant la qualité de l’air et de l’eau, de même que l’augmentation de la superficie totale des parcs et réserves naturelles.

Quant aux émissions de gaz à effet de serre, elles ne connaîtront une diminution spectaculaire que si les gouvernements appliquent les accords internationaux tels que le Protocole de Kyoto signé en 1997. « Nous avons des centaines de déclarations, d’accords, des règles de conduite et de traités destinés à résoudre les problèmes environnementaux et les menaces qu’ils font peser sur la vie sauvage et sur la santé humaine », souligne le directeur du PNUE, Klaus Topfer. « Il nous faut maintenant trouver le courage politique et le financement nécessaire à l’application de ces idéaux ».

Source : AP

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE)

http://www.unep.org/

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