L’Ouest se tourne vers le soya et le maïs

Au début mars, le prix du blé a atteint son niveau le plus bas en cinq ans à la bourse de Chicago avec un prix à près de 4,80 $US. C’est donc sans surprise que de plus en plus de producteurs de l’Ouest du pays songent à se tourner vers des cultures spécialisées, ou encore de nouvelles cultures pour la région.

Il semblerait que le soya et le maïs tombent dans ces catégories. Le soya serait parmi les cultures qui susciterait le plus d’intérêt, surtout en remplacement du canola dont les prix ont aussi subi une tendance négative. Le soya a l’avantage de mieux supporter les conditions humides et les inondations. L’intérêt est d’autant plus grand que certains y voit un moyen de réduire la portée de certaines maladies, dont la fusariose qui été un problème important lors de la dernière récolte. Si on ajoute à cette liste des coûts de production moindre et le fait que le soya soit capable de fixer l’azote dans le sol, il devient encore plus intéressant dans les plans de rotation de culture, surtout en cette période difficile.

Pour le maïs, la société Monsanto prévoit que de 8 à 10 millions d’acres seront cultivés dans l’Ouest d’ici 2024. Ce chiffre se situe à 6 ou 8 millions d’acres pour le soya.

Le chanvre fait partie des autres cultures suscitant l’intérêt, avec des contrats à terme évoluant aux alentours de 1,50$ la livre. Le lin fait également partie de ce groupe. Presque 1,5 millions d’acres ont été cultivés en Saskatchewan l’an dernier et malgré l’augmentation de la production, les prix demeurent stables.

Avec le succès remporté avec les années par la culture de la lentille et du canola, des observateurs anticipent que certains producteurs voudront tirer leur épingle du jeu en misant sur une culture marginale ou en émergence.

 

Source: Country Guide

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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