Maïs : jaunissement des feuilles du haut

Plusieurs producteurs cherchent une explication à un phénomène qui s’observe dans de nombreux champs de maïs cette année : les feuilles supérieures des plants démontrent un changement rapide et un jaunissent prématuré. Dans certains cas, ces effets sont observés dans des zones de champ alors que dans d’autres, les plants montrent les symptômes dans tout le champ.

Comment expliquer ce phénomène? Stéphane Myre, agronome chez Dekalb, a tenté d’élucider le mystère. Voici son explication.

PHOTO : Dekalb

PHOTO : Dekalb

Ce changement rapide et progressif de l’état des plants a été observé à de nombreux endroits dans le centre et le sud du Québec ces derniers jours. Le jaunissement suivi de la mort prématurée des feuilles supérieures des plants peuvent s’expliquer par divers facteurs.

Durant la progression du développement d’un plant de maïs vers la maturité (atteinte du point noir), le processus de sénescence normal des feuilles (mort des feuilles) se fait du bas vers le haut du plant. Il arrive cependant qu’à cause de certaines conditions telles des stress environnementaux surtout en fin de saison (ex : chaleur excessive durant la période de remplissage de l’épi, sécheresse, etc.) la sénescence se produise plus tôt et plus rapidement certaines années.

En plus de se dessécher plus hâtivement, le patron de dépérissement des feuilles peut aussi être modifié, c’est-à-dire que la sénescence des feuilles du haut des plants se fasse simultanément à celle des feuilles du bas. Visuellement, on constate que seules les feuilles du centre des plants sont encore vertes.

Certains croient que ce phénomène est lié à la présence de maladies. C’est peu probable. L’anthracnose est effectivement une maladie pouvant causer le dessèchement de la cime des plants. De plus, cette maladie peut causer une pourriture de la tige. Cependant, cette année, les champs affichant un dépérissement de la cime des plants ne démontrent tout simplement pas de symptômes de cette maladie.

L’explication la plus probable, selon Stéphane Myre, est intimement reliée aux conditions environnementales des derniers mois et surtout des dernières semaines. Au départ, certaines conditions ont su occasionner des stress à la culture, particulièrement en juin : précipitations excessives, problèmes de drainage, compaction.

Lire la suite

 

 

 

à propos de l'auteur

Articles récents de André Dumont

Commentaires