Mesure d’aide spéciale d’urgence accordée par le MAPAQ aux serriculteurs

Montréal (Québec), 19 février 2001 – Il ne reste que quelques jours, soit d’ici le 28 février prochain, aux serriculteurs québécois pour faire parvenir leur demande d’aide visant à améliorer leur efficacité financière et énergétique, au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ).

Cette mesure d’aide spéciale doit rembourser une partie des investissements effectués à la ferme au cours de l’an 2000 ou des dépenses d’exploitation liées à la production en 2001. En fait, l’aide du MAPAQ ne couvre pas les frais de chauffage, mais supporte le démarrage de la production 2001. Les dépenses admissibles incluent, entre autres, le coût des intrants (sauf le chauffage) de même que les investissements en vue d’améliorer l’efficacité énergétique.

A ce chapitre, les demandes répétées du Syndicat des producteurs en serre du Québec (SPSQ) concernaient l’augmentation des coûts de chauffage causés par la hausse du prix du pétrole. Rappelons qu’en moyenne, le serriculteur s’est vu infliger une hausse de près de 100 % des ses coûts de chauffage en 2000 par rapport à 1999. Quand le chauffage représente 30 % des coûts, on peut facilement s’imaginer l’impact. Au niveau provincial, le coût du carburant dans les serres est passé de 7,5 millions à près de 15 millions de dollars. L’aide offerte par le MAPAQ est évaluée à 700 000 $.

Après bien des efforts

Il aura donc fallu de multiples lettres aux ministres de l’Agriculture et des Ressources naturelles, une rencontre en avril 2000 avec ces deux ministres, des pressions de M. Laurent Pellerin, président de l’UPA, pour réactiver le dossier. Deux autres rencontres ont eu lieu en novembre et décembre 2000 au cabinet du ministre de l’Agriculture, pour finalement obtenir une aide ponctuelle représentant 10 % de l’augmentation des coûts énergétiques.

Le SPSQ admet que l’aide, bien qu’en deçà des besoins, sera utile à ses membres. Cependant, le président du SPSQ, M. André Mousseau, rappelle qu’au niveau de l’énergie, le syndicat demande surtout des programmes structurants et à long terme, comme l’accès au tarif bi-énergie d’Hydro-Québec.

Notons, en terminant, que le Québec compte près de 800 serriculteurs qui vendent annuellement pour plus de 150 millions de dollars de produits horticoles et maraîchers.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)

http://www.agr.gouv.qc.ca/

Syndicat des producteurs en serre du Québec (SPSQ)

http://www.fihoq.qc.ca/html/spsq.html

Union des producteurs agricoles (UPA)

http://www.upa.qc.ca/

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