Ligne de temps

Non au TPP, oui à l’AECG

Les accords de libre-échange se trouvent sur la sellette depuis l’arrivée du nouveau président américain en poste, Donald Trump. Les impacts pourraient être nombreux pour le Canada qui est partenaire dans plusieurs d’entre eux, tels que l’ALENA et le traité transpacifique (TPP). D’autres ententes avancent par contre tel que prévu, comme l’accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’Union européenne.

Lundi, le président américain a signé un décret retirant les États-Unis du traité de libre-échange transpacifique. Le TPP avait été signé en 2015 après de longues années de négociations par 12 pays bordant l’océan Pacifique et couvrant près de 40% de l’économie mondiale: États-Unis, Australie, Brunei, Canada, Chili, Japon, Malaisie, Mexique, Nouvelle-Zélande, Pérou, Singapour et Vietnam. L’entente se voulait un contrepoids à la Chine qui ne faisait pas partie de l’entente.

La commission du commerce international du Parlement européen a de son côté donné le feu vert à l’AECG, avec une majorité de 25 votes pour, 15 contre et 1 abstention.

Le mandat de la commission du commerce international était de formuler une recommandation au Parlement européen, qui sera appelé à se prononcer sur l’accord le 15 février. S’il est alors approuvé, il pourra alors s’appliquer provisoirement dès avril 2017.

Le gouvernement canadien a déjà déposé le projet de loi C-30 à la Chambre des communes l’automne dernier qui pourrait être adopté au début de 2017.

Quel avenir pour le TPP et l’ALENA?

Le départ des États-Unis pourrait signifier la fin du TPP. L’Australie et la Nouvelle-Zélande ont déjà signalé qu’elles seraient prêtes à aller de l’avant en ouvrant l’accord à la Chine, ce à quoi le Japon se refuse. Les pays membres du Partenariat économique intégral régional (RCEP) pourraient décider d’élagir leurs relations économiques. Ce partenariat et une initiative de Pékin, et associe les dix pays membres de l’Association des nations du Sud-Est asiatique (Brunei, Cambodge, Indonésie, Laos, Malaisie, Birmanie, Philippines, Singapour, Thaïlande, Vietnam) et leurs partenaires commerciaux régionaux (Chine, Japon, Australie, Inde, Corée du Sud, Nouvelle-Zélande).

Quant à l’ALENA, les États-Unis ont indiqué qu’ils désiraient revoir l’entente afin d’en rehausser les bénéfices pour les États-Unis. Signé il y a 20 ans, l’accord n’a jamais été revu mais a mené à des conflits commerciaux comme celui sur le bois d’œuvre. Selon Radio-Canada, au moins 35 États américains ont le Canada comme premier partenaire commercial, en plus d’afficher un surplus commercial avec le Canada dans le commerce des marchandises (en excluant l’énergie).

Sources: Radio-Cadana, Libération

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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