OGM: les Amis de la Terre dénoncent l’absence d’accord sur l’étiquetage

Paris (France), 18 octobre 2002 – Le réseau écologiste des Amis de la Terre a regretté que les ministres de l’Environnement de l’UE n’aient pas réussi à se mettre d’accord sur des règles strictes en matière d’étiquetage et de traçabilité des OGM.

L’absence d’accord sur ces règles « continuera à priver les consommateurs pendant longtemps encore de la possibilité de choisir une alimentation sans OGM », déclare la section européenne (FoEE) de l’association dans un communiqué reçu à Paris.

L’organisation s’est félicitée que le moratoire sur la commercialisation de nouveaux OGM ait été prolongé dans l’attente d’un accord sur l’étiquetage et la traçabilité des organismes génétiquement modifiés. Elle a déclaré cependant redouter que ce moratoire ne soit levé après un accord sur cette question controversée.

Pour les Amis de la Terre, le moratoire ne saurait être levé, non seulement avant l’établissement de règles rigoureuses sur l’étiquetage et la traçabilité, mais aussi avant que des questions comme la responsabilité environnementale, la pureté des semences et la coexistence entre cultures OGM et non OGM ne soient élucidées et réglementées.

18 OGM sont actuellement autorisés dans l’UE. En juin 1999, six pays de l’UE (France, Italie, Grèce, Danemark, Luxembourg, Autriche), auxquels s’est jointe depuis la Belgique, ont décidé de refuser la mise en culture à des fins commerciales de nouveaux OGM. La Commission européenne, qui a compétence sur les questions commerciales, s’est inclinée et le moratoire existe de fait dans toute l’UE, a observé Geert Ritsema de FoEE dans un entretien téléphonique avec l’AFP.

Il ne concerne cependant que la commercialisation. L’attitude de chaque pays diverge sur l’expérimentation hors laboratoires.

71% de la population de l’UE rejette les aliments transgéniques, écrit FoEE dans son communiqué en citant un sondage de la Commission européenne du 15 mars 2000.

Source : AFP

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