On manque de main d’oeuvre dans les champs

Longueuil (Québec), le 16 août 2000 – Avec la saison des récoltes qui bat son plein, le secteur agricole est présentement confronté à un manque de main-d’œuvre aigu dans les champs, et le phénomène risque de s’accentuer sérieusement au cours des prochaines semaines.







Le manque de main-d’œuvre s’étend à toute la grande région de Montréal, d’indiquer M. D’Amours, et plus spécialement à la Montérégie.


Pareille éventualité est en effet hautement envisageable compte tenu de la pénurie actuelle, a fait savoir le président du Comité sectoriel de main d’œuvre de la production agricole (CSMPA) et vice-président de l’Union des producteurs agricoles (UPA), M. Gratien D’Amours. Le CSMPA travaille notamment à la mise en place d’activités concrètes pouvant aider au recrutement en agriculture.

Le manque de main-d’œuvre s’étend à toute la grande région de Montréal, d’indiquer M. D’Amours, et plus spécialement à la Montérégie. Mais c’est surtout dans le sud immédiat de la métropole, région reconnue comme le « jardin du Québec », que les besoins sont les plus criants. Il y manque quelque 150 travailleurs agricoles par jour, a-t-il indiqué.

Il y a plusieurs raisons à ce phénomène. Le gros des récoltes arrive en même temps. La saison de végétation a pris du retard, si bien que certaines productions de primeur sont arrivées à terme presque en même temps que les autres. Et, ce qui n’arrange rien pour les prochaines semaines, les étudiants, main-d’œuvre estivale traditionnelle, s’apprêtent à reprendre le chemin de l’école.

Parmi les productions agricoles qui exigent le plus de « bras » en ce moment, le concombre arrive au premier rang, suivi de la laitue, du brocoli, de la tomate, du céleri, des zucchinis, etc. Les pommes s’ajouteront dès la mi-septembre. Signalons que la saison des récoltes en agriculture s’étend du mois de juin au mois de novembre, suivant le genre de production.

Les emplois à combler sont surtout de type journalier et consistent principalement en de la cueillette et du désherbage. Le transport est fourni. Les gens intéressés doivent s’adresser aux centres d’emplois agricoles, situés dans les bureaux des fédérations régionales de l’UPA. Un bureau temporaire a également été ouvert sur l’île de Montréal, au 7 000, avenue du Parc, (au numéro de téléphone 514-277-2044, jusqu’au 25 août seulement).

M. D’Amours a d’autre part indiqué que la pénurie de main d’œuvre en agriculture touche bien davantage que les emplois journaliers et saisonniers qui reviennent cycliquement à tous les ans. D’excellent postes permanents sont en effet disponibles dans toutes les régions du Québec, mais ne trouvent pas preneur, surtout dans la production laitière et la production porcine.

Rappelons, en terminant, que le secteur agricole fait travailler près de 124 000 personnes au Québec. L’année dernière, les centres d’emplois agricoles ont contribué à combler 152 000 jours-personnes de travail en dirigeant des milliers de travailleurs à la ferme.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Union des producteurs agricoles (UPA)

http://www.upa.qc.ca/

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