Plus d’intrants, plus de rendement

Les fongicides foliaires devraient faire partie d’une régie régulière dans le maïs, tout comme de fortes doses d’azote dans les champs aux plus forts potentiels de rendement.

Voilà des recommandations que peu d’agronomes au Québec voudront endosser publiquement, mais qui sont pourtant celles auxquelles arrive le personnel du semencier Pride en Ontario, dans le cadre du projet PRIDE Seeds 300+ Bushel Initiative.

Réalisé chez des producteurs réputés étant les meilleurs de leur région, ce projet vise à déterminer dans quelle mesure trois éléments de régie intensive peuvent permettre d’augmenter encore plus les rendements dans les champs les plus productifs. On a mesuré l’impact du fongicide Headline, de doses d’azote élevées et de populations élevées.

Les résultats de 2012 ont beaucoup varié d’un producteur à l’autre, en raison de la sécheresse qui a frappé l’Ontario avec beaucoup de variabilité.

Dans 60 % des essais, le fongicide Headline a donné un rendement économique positif (100 % en 2011). Le rendement en grain en tant que tel était supérieur dans 80 % des essais. En moyenne, l’utilisation du fongicide foliaire a donné 0,44 Tm/ha de plus (1 Tm/ha de plus en 2011).

Une amélioration de la santé des plants de maïs a été notée dans tous les essais, surtout par une meilleure tenue et une facilité de récolte

Azote supplémentaire
Le personnel de Pride conclut que 150 à 170 livres d’azote à l’acre ne sont pas suffisantes pour atteindre de meilleurs rendements dans les meilleurs champs. Il faudrait plutôt appliquer 200 à 220 livres d’azote à l’acre.

Chez plusieurs producteurs, l’absence de pluie a en retour limité l’assimilation de l’azote par les plantes, puisque la pluie fait descendre l’azote vers les racines.

On croit que la meilleure santé de la plante obtenue grâce au fongicide foliaire a permis à l’azote supplémentaire de donner de meilleurs rendements.

Quant aux taux de semis, les données accumulées ne permettent pas de conclure qu’il y a un bon retour sur l’investissement à obtenir en les augmentant de plus de 5 à 7 %.

Dans l’ensemble, en 2012, ces pratiques intensives se sont traduites par une augmentation moyenne du rendement de 0,88 Tm/ha.

Le rendement le plus élevé obtenu, sur une parcelle de 10 acres, aura été de presque 17 Tm/ha.

D’après Ken Currah, de Pride, la dernière saison a démontré que la pluie est nécessaire pour que ces intrants (fongicides et azote) puissent avoir un maximum d’impact sur les cultures. L’été 2011 ayant été arrosé plus régulièrement, la corrélation entre l’ajout de ces intrants et le rendement s’était observée pratiquement partout.

 

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