PotashCorp communique des résultats trimestriels sans précédent

Saskatoon (Saskatchewan), 26 juillet 2007 – Potash Corporation of Saskatchewan Inc. (PotashCorp) a communiqué le résultat trimestriel net le plus élevé de son histoire, soit 0,88 $ US par action(1) (285,7 M$), pour le deuxième trimestre. Ce bénéfice aurait été plus élevé de 0,09 $ par actionsans la hausse du dollar canadien. Il représente néanmoins un gain de 42 % parrapport au précédent record de 0,62 $ par action (198 M$) établi au premiertrimestre du présent exercice et de 60 % par rapport au bénéfice de 0,55 $ paraction (175,1 M$) que la société a dégagé au deuxième trimestre 2006lorsqu’elle a inscrit certains avantages fiscaux pour un montant de 0,17 $ paraction. Ces résultats découlent de la hausse des prix et des volumes pourchacun des trois nutriments, ce qui tient compte de la progressionconsidérable des volumes de potasse comparativement au deuxième trimestre dudernier exercice au cours duquel la Chine et l’Inde avaient retardé leursachats pendant la prolongation de la période de négociation des prix. Pour lepremier semestre 2007, le résultat net s’est chiffré à 1,50 $, en hausse de58 % par rapport à 0,95 $ par action pour la période correspondante del’exercice précédent.

Ensemble, les marges bénéficiaires brutes trimestrielles record qui ontété dégagées pour chacun des trois nutriments représentent un marge brutetotale de 501,4 M$ pour le deuxième trimestre, ce qui est près du double de lamarge brute de 253,4 M$ inscrite pour la même période l’an dernier et 36 % deplus que le précédent sommet atteint au premier trimestre. En cumul annuel, lamarge bénéficiaire brute de 871,1 M$ représente une progression de 91 %comparativement à celle générée pour le premier trimestre 2006. Les flux detrésorerie avant les variations du fonds de roulement de 473,7 M$(2) et lebénéfice avant intérêts, impôts et amortissement (BAIIA) de 496,4 M$(2)constituent également des valeurs trimestrielles record. En cumul annuel, leBAIIA de la société, à 877,4 M$, dépasse de 73 % celui du premier semestre2006.

Tous les investissements à l’étranger, notamment dans Arab Potash CompanyLtd. (APC), en Jordanie, dans Sociedad Quimica y Minera de Chile (SQM), auChili, dans Israel Chemicals Ltd. (ICL), en Israel, et dans Sinofert HoldingsLimited (Sinofert), en Chine, ont participé à la hausse des résultats de lasociété. Ensemble, APC et SQM ont contribué aux bénéfices à hauteur de 29,8 M$pour le trimestre, alors que les revenus de dividendes tirés d’ICL et deSinofert ont totalisé 38,7 M$. Depuis le début de l’exercice, cesinvestissements ont apporté 81,5 M$ au chapitre des autres produits, soit plusdu double que pour la même période de l’exercice précédent. La valeurmarchande totale de l’investissement dans ces sociétés cotées en bourseéquivaut à environ 12 $ par action de PotashCorp et dépasse de presque 2,8 G$le total du coût d’acquisition.

« Les facteurs économiques fondamentaux qui sous-tendent nos activitéssommes en bonne position pour tirer parti de la hausse de la demande mondialepour les trois principaux nutriments », a déclaré Bill Doyle, président et chefde la direction de PotashCorp. « L’utilisation des engrais a augmenté, car lesagriculteurs du monde entier s’efforcent de suivre le rythme de la croissancede la demande dont leurs cultures font l’objet. Nos actifs de classe mondialeet nos stratégies à long terme bien définies, particulièrement notre stratégie”Potash First”, nous ont mis en bonne position pour enregistrer d’excellentsrésultats dans une telle conjoncture. C’est ce que nous avons une fois de plusdémontré pour le trimestre à l’étude. »

Conjoncture du marché
Comme le prix de nombre des principales cultures mondiales se situe à desniveaux sans précédent ou les avoisine, les agriculteurs du monde entier ontacheté plus d’engrais pour accroître leurs rendements, ce qui a resserrél’offre et fait augmenter le prix de chacun de trois nutriments. En Amériquedu Nord, dans son rapport du 29 juin, le United States Department ofAgriculture a estimé que les agriculteurs des Etats-Unis ont semé92,9 millions d’acres de mais en 2007, ce qui représente une hausse de 19 %,une quantité sans précédent depuis 1944. Cela a fait reculer le prix du mais àcourt terme, mais celui-ci dépasse encore de presque 75 % le niveau de l’andernier. De plus, le prix des contrats à plus long terme se situe encore àprès de 4 $ le boisseau. Compte tenu de la place plus grande accordée au mais,la surface des cultures de soja en Amérique du Nord a chuté de 15 % parrapport à 2006, ce qui soutient la hausse des prix et incite les agriculteursd’autres régions, du Brésil particulièrement, à accroître les plantations etl’utilisation d’engrais. A l’échelle internationale, une tendance semblables’est dessinée de manière évidente dans les cultures destinées àl’alimentation humaine et animale, aux fibres et aux carburants.

A la fin du mois de juin, les stocks des producteurs nord-américains depotasse étaient de 44 % moins élevés qu’à la même période en 2006, alors quela force de la demande a fait baisser les stocks des clients et rendu l’offretrès serrée à la fin du trimestre. Aux Etats-Unis, la demande pour l’ammoniac,l’urée et les solutions azotées destinées à être appliquées dans les champs aété très forte au printemps et, malgré une hausse durant le trimestre, l’offreétait serrée et les prix ont continué de frôler des sommets saisonniershistoriques. Pour ce qui est du phosphate, la force de la demande aux Etats-Unis et dans le monde entier pour les engrais solides et liquides a continuéde contribuer à la réduction des stocks et à la diminution des volumesdisponibles. La demande d’acide phosphorique (P2O5), qui sert à la fabricationd’engrais solides, a créé un environnement de prix favorable pour d’autresproduits phosphatés en aval. Tant en ce qui a trait au phosphate qu’à l’azote,la vigueur de la demande pour les engrais liquides continue de distinguerl’Amérique du Nord des autres marchés agricoles du monde.

Potasse
La marge bénéficiaire brute des activités liées à la potasse a atteint lasomme record de 260,4 M$ au deuxième trimestre, ce qui s’explique par la forcedes volumes et des prix. Cette marge brute est presque deux fois plus élevéeque les 132,8 M$ du deuxième trimestre 2006, mais ce total avait subil’incidence de la prolongation de la période de négociation des prix avec laChine et l’Inde, ainsi que des achats qui avaient été retardés en Amérique duNord et dans d’autres marchés importants en raison de la faiblesse des prixdes cultures. Pour le premier semestre 2007, la marge bénéficiaire brute desactivités liées à la potasse s’est chiffrée à 434,6 M$, soit 94 % de plus quel’an dernier et 9 % de plus que le précédent record pour le premier semestrequi remonte à 2005.

Le resserrement des facteurs économiques fondamentaux de l’offre et de lademande a fait augmenter les prix en Amérique du Nord et à l’étranger. Lahausse de 11 $ la tonne annoncée en Amérique du Nord au premier trimestre aété pleinement réalisée au deuxième trimestre, et la société a commencé àrecevoir un montant supplémentaire de 15 $ la tonne à compter du 1er juin.Dans l’ensemble, les revenus nets de la société en Amérique du Nord ontprogressé de plus de 10 $ la tonne par rapport au premier trimestre et de 15 $la tonne par rapport au quatrième trimestre 2006. A l’étranger, le prix deréalisation de la société a augmenté de plus de 8 $ la tonne par rapport audernier trimestre et de plus de 14 $ la tonne par rapport au deuxièmetrimestre 2006, à mesure que les hausses de prix décrétées pour le Brésil,l’Asie du Sud-Est et l’Inde ont commencé à s’appliquer.

En cumul annuel, la hausse des taux de fret des transporteurs océaniquesa exercé une incidence négative d’environ 12 $ la tonne sur tous les produitsvendus livrés CFR, car Canpotex Limited (Canpotex), la société decommercialisation à l’étranger des producteurs de potasse de la Saskatchewan,vend près de 60 % de ses volumes en assumant le coût et le fret (CFR).Cependant, Canpotex a conclu des ententes de fret à long terme pour environ40 % de ses livraisons CFR, ce qui, par rapport aux livraisons entièrement aucomptant, devrait lui permettre d’économiser plus de 50 M$ en fret maritime en2007.

Le volume total des ventes de potasse pour le trimestre a été de2,8 millions de tonnes, ce qui dépasse le précédent record de 2,6 millions detonnes établi au deuxième trimestre 2004. Le volume du premier semestre s’estainsi fixé à 5 millions de tonnes, soit plus que le précédent record de4,7 millions de tonnes vendues au premier semestre 2005. Les volumes dudeuxième trimestre comprennent 1 million de tonnes vendues à des clients nord-américains, un gain de 42 % par rapport au deuxième trimestre du dernierexercice, et 1,8 million de tonnes aux marchés étrangers, soit 85 % de plusd’un trimestre sur l’autre.

Canpotex a vendu un volume record de 2,7 millions de tonnes au deuxièmetrimestre, ce qui représente une progression de 112 % par rapport à la mêmepériode l’an dernier, grâce à une demande vigoureuse dans la plupart desmarchés étrangers. La Chine a acheté près de 800 000 tonnes de Canpotex audeuxième trimestre, car les livraisons ont repris après une grève des cheminsde fer et des intempéries au début de l’année. L’Inde a acheté 245 000 tonnes,et les achats de l’Asie du Sud-Est sont demeurés importants. Le Brésil aacheté 490 000 tonnes au deuxième trimestre par rapport à 210 000 tonnes pourla période correspondante de l’exercice précédent.

La société a produit 2,5 millions de tonnes de potasse durant letrimestre comparativement à 1,9 million de tonnes au cours de la même périodeen 2006, et il n’y a eu que sept semaines de fermeture par rapport à 19 l’andernier. Cela a permis à la société de réduire le coût des produits vendusd’environ 8 $ la tonne d’un trimestre sur l’autre, réduction contrebalancéepar une augmentation de près de 3 $ la tonne en raison des coûts plus élevéspour la gestion des infiltrations de saumure au Nouveau-Brunswick et àEsterhazy.

Azote
Les activités liées à l’azote ont généré une marge bénéficiaire bruterecord de 144,2 M$ au deuxième trimestre, soit 57 % de plus que la marge brutede 91,7 M$ pour le même trimestre l’an dernier et 10 % de plus que leprécédent record de 131,3 M$ établi au premier trimestre 2007. Lesinstallations de Trinité, où la société a des contrats de gaz naturel à longterme à coût réduit, ont contribué pour 77,2 M$, ou 54 %, au total de cesecteur, tandis que les activités de la société aux Etats-Unis y ont ajouté52,9 M$, ce qui comprend une hausse de 21,3 M$ des solutions azotées parrapport au même trimestre du dernier exercice. Les gains de couverture ontaussi ajouté 14,1 M$ à la marge bénéficiaire brute de ce secteur pour lapériode à l’étude. Pour le premier semestre 2007, les activités liées àl’azote ont généré une marge bénéficiaire brute de 275,5 M$, un gain de 61 %par rapport au premier semestre 2006.

En raison de la vigueur de la demande nord-américaine, le prix réalisésur l’ammoniac a augmenté de 5 % d’un trimestre sur l’autre. Un marché tendu aentraîné une hausse de 34 % du prix de l’urée par rapport au deuxièmetrimestre du dernier exercice et de 6 % par rapport au prix élevé du premiertrimestre. Le prix des solutions azotées a progressé de 42 % d’un trimestresur l’autre, ce qui s’explique par l’accroissement de la surface cultivée enmais et par les caractéristiques des produits qui en font des sources d’azotede plus en plus populaires.

Le volume des ventes d’ammoniac est en hausse de 30 % d’un trimestre surl’autre, grâce à l’usine Trinité 01 qui a augmenté sa production après l’avoirréduite à des fins de redressement et de désengorgement l’an dernier, et auxinstallations de Lima qui avaient été fermées pendant 25 jours au deuxièmetrimestre 2006. Le volume d’urée a chuté de 5 % comparativement au deuxièmetrimestre du dernier exercice, ce qui s’explique principalement par le faitque les clients ont acheté des volumes plus importants au premier trimestre.Le volume des solutions azotées a bondi de 174 %, car la société a misé sur lasouplesse de sa production en important de l’ammoniac et en achetant dudioxyde de carbone pour alimenter la capacité de production d’engrais à basede nitrate d’ammonium et d’urée de l’usine de Geismar, ce qui lui donne plusde produits pour répondre à la forte demande aux Etats-Unis. Le coût moyen dugaz naturel de la société, incluant sa couverture, se situe à 4,41 $ parmillion de BTU, en hausse de 14 % par rapport au même trimestre l’an dernier,mais stable par rapport au trimestre précédent.

Phosphate
Soutenues par le dynamisme du marché des engrais solides, les activitésliées au phosphate ont produit une marge bénéficiaire brute trimestrielle sansprécédent de 96,8 M$. Il s’agit d’une marge brute plus de trois foissupérieure à celle de 28,9 M$ pour le deuxième trimestre du dernier exerciceet de 51 % plus élevée que celle du premier trimestre 2007. Les engraissolides ont généré 51,4 M$ pour le trimestre à l’étude après avoir tout justeatteint le seuil de rentabilité pour le deuxième trimestre 2006. Les margesbénéficiaires brutes trimestrielles des engrais liquides (13 M$), des produitsindustriels (16,6 M$) et des compléments fourragers phosphatés (14 M$) sontdemeurées solides. A 161 M$, les activités liées au phosphate ont déjà permisde dégager, pour le premier semestre 2007, une marge bénéficiaire brute plusélevée que pour n’importe quel exercice complet depuis 1998.

Le caractère très serré des facteurs économiques fondamentaux liés auxengrais en Amérique du Nord a maintenu la dynamique des prix durant letrimestre. Après avoir été à la traîne de celui des produits fourragers etindustriels pendant plusieurs années, le prix des engrais solides a atteint392 $ la tonne, un bond de 61 % par rapport au deuxième trimestre 2006 et de39 % par rapport au premier trimestre. Le revenu net tiré des engrais liquidesa augmenté de 17 % d’un trimestre sur l’autre, tandis que les prix deréalisation des produits fourragers et industriels sont demeurés relativementstables.

Le volume des engrais solides a diminué de 9 % par rapport au deuxièmetrimestre 2006, ce qui s’explique en partie par l’accroissement des ventesliées à l’application printanière au premier trimestre 2007. La capacité deproduction de la société pour ce qui est des engrais liquides phosphatés lui apermis de tirer parti d’une demande beaucoup plus élevée aux Etats-Unis,laquelle s’est traduite par une augmentation de 23 % des ventes par rapport autrimestre correspondant du dernier exercice. Cette augmentation a cependantété en partie annulée par les ventes plus faibles à l’étranger. Le volumetotal des ventes d’engrais liquides a progressé de 12 % d’un trimestre surl’autre. Le volume des produits fourragers affiche un gain de 4 % par rapportau deuxième trimestre 2006 en raison de la vigueur de la demande nord-américaine, alors que le volume des produits industriels a progressé de 19 %d’un trimestre sur l’autre en raison d’une utilisation accrue desinstallations de Geismar de la société et de sa toute nouvelle usine d’acidepurifiée d’Aurora. Les coûts du soufre ont chuté de 20 % par rapport audeuxième trimestre du dernier exercice, car le prix des contrats conclus àcette époque subissait encore les contrecoups de l’ouragan Katrina. Les coûtsde l’ammoniac ont augmenté de 7 % d’un trimestre sur l’autre, ce qui estconforme à la variation du prix de référence de Tampa pour l’ammoniac.

Le portefeuille de produits phosphatés de la société comprend maintenantle tétrafluorure de silicium (STF), qui est utilisé dans la fabrication deplaques de silicium destinées au marché en plein essor de l’énergie solaire.Ce produit industriel offrant un rendement élevé et stable est fabriqué àpartir de l’acide fluorosilicique (HFSA) récupéré dans les évaporateurspendant la production du P2O5. Pendant le premier trimestre 2007, la société amené à bien la construction et la mise en service d’une usine d’une capacitéannuelle de 7 500 tonnes courtes à Aurora et, durant le deuxième trimestre,elle a signé un contrat portant sur la construction de trois autres usines deSTF de cette taille. Le coût total de ces quatre usines s’élève à près de130 M$.

Survol financier
Le dollar canadien s’est apprécié face à la devise américaine. En effet,un dollar américain achetait 1,1529 $ CA au début du trimestre contre1,0634 $ CA à la fin. Cette hausse s’est traduite par une perte de changeavant impôts de 39,5 M$ qui est principalement sans effet sur la trésorerie.Les impôts miniers provinciaux et autres ont augmenté de 20,1 M$ par rapportau deuxième trimestre du dernier exercice, puisque la marge bénéficiaire brutede la potasse a bondi de 96 % et que les résultats de la société pourl’exercice 2006 découlaient d’une plus grande réduction de ces impôts partonne en raison de certaines dépenses en immobilisations liées à la potasse.Pour le deuxième trimestre 2006, la société avait inscrit une économie d’impôtde 44,8 M$ grâce à la diminution des taux d’imposition des sociétés de laprovince de la Saskatchewan et du gouvernement du Canada, en plus de recevoirun remboursement d’impôt de 3,5 M$.

Les frais de vente et d’administration ont augmenté de 25,6 M$ parrapport au trimestre correspondant du dernier exercice, ce qui s’explique engrande partie par l’incidence de la hausse considérable du cours des actionssur les charges à payer en lien avec le régime d’intéressement à moyen terme.Pour le trimestre à l’étude, la société a consacré 127,5 M$ aux dépenses enimmobilisations corporelles, plus de la moitié de cette somme étant liée auxprojets d’immobilisations en cours dans le secteur de la potasse. Le 15 juin,la société a remboursé un montant en principal de 400 M$ à l’échéance detitres de créance à long terme en circulation.

Perspectives
Selon les tendances à long terme, la croissance de la population mondialeet l’expansion économique que connaissent de nombreux pays en développementfont augmenter la demande pour les cultures qui sont utilisées pourl’alimentation humaine et animale, les fibres et les carburants. En Chine, parexemple, le PIB a crû de 11,9 % au deuxième trimestre et de 11,5 % au premiersemestre 2007, ce qui fait que, à ce rythme, le pays pourrait enregistrer sontaux annuel de croissance le plus élevé depuis 1994. Par conséquent, unpourcentage de plus en plus important de la population mondiale, qui est enplein essor, dispose de plus d’argent pour s’offrir une alimentation riche enprotéines et de qualité. Une telle alimentation contient une proportion plusélevée de protéines du boeuf, du porc et de la volaille pour lesquelles ilfaut produire des volumes accrus de céréales. Cette situation, jumelée àl’intérêt de plus en plus grand que suscitent l’éthanol et le biodiesel,favorise l’accroissement de la demande pour les cultures. L’offre mondiale decéréales ne suffit pas, et les stocks ont atteint des niveaux extrêmement bas.En réaction, les cultivateurs du monde entier augmentent la taille de leurscultures et épandent une plus grande quantité d’engrais pour en accroître lerendement.

Les cours à terme des principales cultures des Etats-Unis, notamment lemais, le blé et le soja, demeurent favorables à long terme. On s’attend à ceque les grands consommateurs de céréales de l’étranger, comme la Chine, l’Indeet les pays de l’Asie du Sud-Est, achètent plus à l’étranger. Par ailleurs,ces pays s’efforcent d’augmenter leur production nationale. Dans ce contexte,on prévoit une progression considérable des taux d’utilisation des troisnutriments, particulièrement la potasse, ce qui devrait faire augmenter leprix des engrais. Au Brésil, l’agriculture et la consommation d’engraisrebondissent fortement après deux années difficiles marquées par la faiblessedes prix du soja et l’appréciation rapide de la monnaie nationale, ce qui aentraîné des problèmes de crédit pour les distributeurs et les cultivateurs.

L’offre de potasse est très serrée, car les clients mondiaux tentent dereconstituer leurs stocks pour faire face à une consommation très élevée. Pourle moment, nous distribuons les produits aux clients en fonction des quantitésdisponibles et, compte tenu du ralentissement de la production causée par lesfermetures annuelles aux fins de l’entretien périodique estival, les stocksmondiaux devraient demeurer fragiles pour le reste de 2007 et le début de2008.

Les livraisons nord-américaines de potasse pour l’année de fertilisation2007 ont augmenté de 38 % par rapport à 2006 et elles devraient afficher ungain de 25 % d’une année civile sur l’autre. La société prévoit que sesvolumes nord-américains pour 2007 seront de plus de 3,4 millions de tonnes etque les volumes à l’étranger dépasseront 5,9 millions de tonnes. PotashCorp aannoncé une hausse de prix de 22 $ la tonne pour ses clients nord-américains àcompter du 1er octobre. A l’étranger, le Brésil pourrait battre le record de6,4 millions de tonnes de potasse importées en 2004. Canpotex a décrété et misen oeuvre au Brésil des hausses de prix qui totalisent jusqu’à maintenant100 $ la tonne en 2007. Une autre augmentation de 25 $ la tonne devrait entreren vigueur le 1er octobre. Les acheteurs indiens devraient faire passer letotal de leurs achats de 3,6 millions de tonnes l’an dernier à 4,6 millions detonnes, alors qu’une hausse de prix de 50 $ la tonne touchera les importationsau second semestre. Selon les prévisions de la société, les clients de l’Asiedu Sud-Est achèteront eux aussi plus de potasse qu’en 2006, à 300 $ la tonneCFR, ce qui tient compte de majorations de prix totalisant 95 $ depuis ledébut de 2007.

Les conditions agronomiques positives font également augmenter la demandemondiale pour l’azote, ce qui a soutenu les prix et limité l’importance dudéclin saisonnier habituellement causé par une accalmie dans la demande et parla baisse estivale du prix du gaz naturel. Pour parer à d’éventuels problèmesde disponibilité, les clients des Etats-Unis planifient leurs achats avant lasaison automnale. La société estime actuellement que la marge bénéficiairebrute de ce secteur pour 2007 dépassera de plus de 50 % le record précédent,tout en tenant compte d’approximativement 50 M$ en gains de couverture.

Quant au phosphate, tant à l’échelle nord-américaine que mondiale, lesfacteurs économiques fondamentaux de l’offre et de la demande pour la rochephosphatée, l’acide phosphorique et les engrais solides sont extrêmementserrés, et la société s’attend à ce qu’ils favorisent des hausses de prixsoutenues. Le prix de référence de Tampa pour l’hydrogénophosphate dediammonium (DAP) de l’étranger continue de dépasser la barre des 400 $ latonne, tandis que le prix des engrais liquides en Amérique du Nord devraitaccuser des hausses d’environ 100 $ la tonne au troisième trimestre 2007 parrapport au trimestre correspondant de l’exercice précédent. La société aannoncé pour l’Amérique du Nord des hausses de prix de 50 $ la tonne sur lesproduits fourragers de phosphate mono et dicalciques à compter du 1er juillet2007. Dans ce contexte, le secteur du phosphate pourrait voir sa margebénéficiaire brute tripler par rapport au niveau de 2006.

Les dépenses en immobilisations pour 2007, notamment les dépenses liées àla nouvelle mine du Nouveau-Brunswick, les projets qui se poursuivent àLanigan, à Patience Lake et à Cory, le projet STF à Aurora STF et les intérêtscapitalisés, devraient s’élever à quelque 640 M$, dont 180 M$ eninvestissements de maintien. Le taux d’imposition effectif consolidé de lasociété devrait se maintenir à 30 % tout au long de 2007, tandis que lesimpôts miniers provinciaux et autres devraient maintenant représenter environ15 % de la marge bénéficiaire brute réalisée sur la potasse pour l’exercice.

Compte tenu des résultats obtenus par rapport aux attentes précédentespour les trois nutriments, la société fait passer de 2,50 $ – 2,83 $ paraction après dilution à 3 $ – 3,25 $ par action après dilution ses prévisionsquant au bénéfice net pour l’ensemble de l’exercice. La société prévoit que,pour le troisième trimestre, le bénéfice net par action après dilutions’établira entre 0,70 $ et 0,80 $, en se fondant sur un dollar américainvalant 1,05 $ CA. Etant donné le taux de change actuel du dollar canadien parrapport au dollar américain, toute fluctuation de un cent du dollar canadienaura une incidence d’environ 4,6 M$ au poste du change, ou de 0,01 $ l’actionaprès impôts, bien qu’il s’agisse surtout d’un poste essentiellement horstrésorerie.

Conclusion
« Nous ne faisons que commencer à réaliser les avantages de notre effet delevier dans le secteur de la potasse, qui est à la base de nos activités », asouligné M. Doyle. « Grâce à la hausse des volumes et des prix ainsi qu’à ladiminution des coûts unitaires, nous générons des rendements record et nousaccroissons la valeur pour nos actionnaires. Pour ce qui est de l’avenir, nousprévoyons que les cinq prochaines années seront les meilleures de notrehistoire. Nous continuons à axer nos efforts sur les occasions qui seprésenteront à PotashCorp, tout en demeurant fidèles à notre stratégie à longterme, laquelle s’appuie sur une démarche disciplinée en matière d’affectationdes capitaux et à l’égard des marchés afin de maintenir le rendement pour nosactionnaires. »

Notes :
——- 1. Toutes les références aux montants par action portent sur le bénéfice net par action après dilution à la suite du fractionnement à raison de trois actions pour une (mai 2007).
2. Voir le rapprochement et la description des mesures non conformes aux PCGR présentés dans la section ci-jointe intitulée « Données choisies sur les mesures financières non conformes aux PCGR et rapprochements ».

PotashCorp est la plus importante société d’engrais du monde à produireles trois principaux nutriments pour végétaux. La société est également l’undes principaux fournisseurs de trois marchés distincts : l’agriculture, àtitre de plus grand producteur mondial de potasse, de troisième producteur enimportance de phosphate et de quatrième plus grand producteur d’azote; lanourriture pour animaux, à titre de plus grand fabricant mondial de phosphatesfourragers; enfin, les produits chimiques industriels, à titre de principalproducteur mondial de produits azotés industriels et en tant que l’entreprisequi possède la plus grande capacité de production d’acide phosphoriqueindustriel purifié au monde.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

PotashCorp
http://www.PotashCorp.com

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