PotashCorp inscrit un bénéfice record au troisième trimestre

Saskatoon (Saskatchewan), 25 octobre 2007 – Potash Corporation of Saskatchewan Inc. (PotashCorp) a communiqué un bénéfice par action(1) record au troisième trimestre, soit 0,75 $ (243,1 M$), en hausse de 63 % par rapport au bénéfice par action de 0,46 $ (145,2 M$) inscrit pour la période comparable de l’exercice précédent. Ce bénéfice représente le deuxième total trimestriel enimportance de l’histoire de PotashCorp. Il aurait surpassé le bénéfice recorddu deuxième trimestre du présent exercice n’eut été de l’incidence défavorabledu raffermissement du dollar canadien (0,07 $ par action, principalement horstrésorerie) et d’une augmentation du taux d’imposition consolidé de la société(0,10 $ par action) – lequel pourrait être ramené au taux antérieur au coursdes prochains trimestres.

En cumul annuel, le bénéfice a atteint 726,8 M$ (2,25 $ par action), unbond de 63 % par rapport à la période des neuf premiers mois de l’an dernieret un montant supérieur au total de 631,8 M$ pour l’exercice 2006, allant dansle sens d’un quatrième exercice consécutif de résultats records. Cettesituation reflète la croissance soutenue à long terme des marchés des engraisà l’échelle mondiale et notre aptitude à exécuter les stratégies mises enplace il y a plusieurs années. Nous bénéficions maintenant de l’essoréconomique des pays en développement qui dope la demande de cultures utiliséespour la production d’aliments, de nourriture pour animaux, de fibres et decombustible.

La marge brute de 475,1 M$ marque également un record pour un troisièmetrimestre, en hausse par rapport à celle de 245,8 M$ pour la périodecorrespondante de l’exercice précédent. En cumul annuel, la marge brute de1,3 G$ surpasse d’ores et déjà notre record précédent pour un exercice, soitcelui de 1,1 G$ établi en 2005. Le bénéfice avant intérêts, impôts etamortissement (BAIIA) de 475,7 M$(2) était de 67 % supérieur à celui de285,4 M$ inscrit au troisième trimestre de l’exercice précédent et a porté letotal cumulatif de l’année à 1,4 G$, surpassant le record antérieur pour unexercice de 1,1 G$.

Les investissements à l’étranger dans Arab Potash Company Ltd. (APC) enJordanie, dans Israel Chemicals Ltd. (ICL), en Israel, et dans SociedadQuimica y Minera de Chile (SQM), au Chili, ont contribué pour 24,2 M$ auxautres produits durant le trimestre. En cumul annuel, l’apport de cesinvestissements et de notre investissement dans Sinofert Holdings Limited(Sinofert), en Chine, a augmenté, passant de 60,1 M$ en 2006 à 105,7 M$ cetteannée, ce qui reflète une fois de plus notre situation enviable sur le marchémondial de la potasse. La valeur marchande totale de nos investissements dansces sociétés cotées en bourse s’élève actuellement à 4,9 G$ et correspond à15 $ par action de PotashCorp.

« Un grand nombre de régions du monde connaissent une création de richessesans précédent et leurs habitants développent un appétit pour des alimentsplus nutritifs », a souligné le président et chef de la direction dePotashCorp, Bill Doyle. « Ces changements fondamentaux entraînent une fortecroissance de la demande de nutriments entrant dans la production de céréaleset de viande. Vu le resserrement de l’approvisionnement mondial, surtout en cequi a trait à la potasse, nous obtenons davantage de valeur pour nos produitset offrons un rendement record à nos actionnaires. »

Conjoncture du marché
L’augmentation de la population mondiale, conjuguée à l’accroissement desrevenus et des taux de consommation de protéines dans de nombreux pays,continue de stimuler la demande de produits agricoles, propulsant les prix denombreuses cultures de base vers des sommets records. Dans ce contexte, leratio mondial stocks-utilisation pour le blé et les céréales secondaires achuté pendant le trimestre à 14,6 %, le niveau le plus faible jamaisenregistré par le département de l’Agriculture des Etats-Unis. Toutes cesconditions réunies procurent aux agriculteurs de toutes les régions les basesleur permettant d’obtenir une rentabilité nettement accrue. Ils sont parconséquent intéressés à augmenter la taille de leurs cultures et à investirdans des engrais afin de maximiser les rendements, ce qui maintient élevée lademande d’azote, de phosphate et de potasse.

Les conditions agricoles ayant été propices pendant l’été et excellentesen automne aux Etats-Unis, le département de l’Agriculture a prédit que lescultures de mais actuellement récoltées atteindront des niveaux jamais vus.Cette culture a fortement appauvri le sol en nutriments, d’où la nécessitéd’épandre d’autres engrais aux fins de production future. Aux Etats-Unis, lesmarchands d’engrais ont épuisé leurs stocks pour ces trois nutriments audeuxième trimestre et un grand nombre de clients ont commencé à reconstituerleurs stocks au troisième trimestre, quand ils arrivaient à trouver desproduits. Les stocks des producteurs nord-américains demeuraient maigres à lafin du trimestre. Déjà, une superficie plus étendue accueille des plantationsde blé d’automne, ce qui permet de démarrer la saison automnale des engraisavec force aux Etats-Unis.

La demande à l’étranger est demeurée forte pour chacun des troisnutriments, surtout la potasse. Cette situation fait en sorte d’abaisser lesstocks déclarés des producteurs de potasse à des niveaux historiquement bas eta contribué à multiplier les hausses des prix au comptant à l’étranger aucours du trimestre. Bien qu’il leur faudra encore plusieurs années avant d’yparvenir, les agriculteurs à l’extérieur de l’Amérique du Nord cherchent àcorriger des décennies de sous-épandage de potasse, et la potasse demeureessentielle à l’amélioration de la qualité des cultures et permet aux plantesde mieux exploiter l’azote et le phosphate.

Potasse
La marge brute des activités liées à la potasse a atteint 221,3 M$,comparativement à 153,6 M$ pour la période comparable de l’exercice précédentet a donné lieu au deuxième total trimestriel le plus élevé de notre histoire.L’amélioration reflète largement des prix plus élevés, bien que les volumestotaux aient légèrement augmenté par rapport aux niveaux du troisièmetrimestre 2006, alors que la Chine et l’Inde achetaient massivement afin decombler les manques à gagner causés par une période de négociation de prixprolongée. En cumul annuel, la marge brute des activités liées à la potasse aatteint 655,9 M$, en hausse par rapport à 377,2 M$ pour la période des neufpremiers mois de l’exercice précédent, et approchant notre record de margebrute des activités liées à la potasse pour un exercice, soit 707,4 M$ en2005. Les prix réalisés en Amérique du Nord ont contribué à ce résultat,gagnant 20 % (33 $ la tonne) en glissement trimestriel.

Alors que les niveaux de fret maritime records ont été problématiquespour notre entreprise, les prix réalisés à l’étranger ont augmenté de 31 %(39 $ la tonne) par rapport au troisième trimestre de l’an dernier et de 17 %(24 $ la tonne) par rapport au trimestre précédent. Pour la première foiscette année, les prix dans la plupart des marchés ont finalement dépassé leshausses du fret maritime. Cela se reflète dans les prix au comptant plusélevés payés par le Brésil et l’Asie du Sud-Est. Cependant, en Inde, le fretmaritime a entamé la plus grande partie de la progression de prix de 50 $ latonne négociée plus tôt cette année.

En cumul annuel, la hausse des niveaux de fret maritime a eu un effetdéfavorable d’environ 13 $ la tonne sur tous les produits vendus livrés CFR,car Canpotex Limited (Canpotex), la société de commercialisation à l’étrangerdes producteurs de potasse de la Saskatchewan, vend près de 60 % de sesvolumes en assumant le coût et le fret (CFR). Cependant, Canpotex a conclu desententes de fret à long terme pour environ 40 % de ses livraisons CFR, ce qui,par rapport aux livraisons entièrement au comptant, devrait lui permettred’économiser plus de 70 M$ en fret maritime en 2007.

Les conditions exceptionnellement serrées prévalant sur le marché de lapotasse ont fait en sorte que des produits ont été vendus selon une méthode dedistribution à l’ensemble des clients pendant une bonne partie du trimestre.Les volumes totaux de 2,2 millions de tonnes ont augmenté de 3 % par rapportau troisième trimestre de l’exercice précédent et, en cumul annuel, lesvolumes devançaient les totaux de 2006 de 42 %.

Nos ventes à l’étranger pour le troisième trimestre ont atteint1,4 million de tonnes, un gain de 2 % d’un trimestre sur l’autre. En cumulannuel, les ventes à l’étranger ont totalisé 4,5 millions de tonnes, soit 45 %de plus qu’à pareille date l’an passé. Canpotex a expédié 2,3 millions detonnes pendant le trimestre, y compris plus de 600 000 tonnes vers la Chine -une hausse de 28 % par rapport au trimestre comparable de 2006 – et près de530 000 tonnes vers d’autres pays du Sud-Est asiatique, un bond de 16 %. Seslivraisons vers le Brésil (près de 550 000 tonnes) ont reculé de 15 %,largement en raison des retards associés à l’acheminement de produits àtravers le système portuaire congestionné de ce pays et des conditionsd’approvisionnement serrées. A la fin du troisième trimestre de 2007, Canpotexavait livré 7 millions de tonnes – plus que toutes les livraisons de 2006réunies – tous les principaux marchés ayant augmenté leur consommation. EnAmérique du Nord, les volumes de ventes de potasse de quelque 710 000 tonnesétaient de 5 % supérieurs à ceux du troisième trimestre de 2006, tandis queles volumes en cumul annuel de 2,7 millions de tonnes représentaient unaccroissement de 37 %.

Même si la production a été de 27 % plus élevée que celle du troisièmetrimestre de 2006, nos stocks de potasse à la fin du trimestre étaient de 41 %inférieurs à ceux enregistrés à pareille date l’an dernier et de 44 %inférieurs à ceux de la fin du deuxième trimestre de 2007. Notre coût desbiens vendus a été négativement affecté par la vigueur du dollar canadien,laquelle a ajouté près de 4 $ la tonne, alors que les coûts liés à la gestiondes infiltrations de saumure, toujours plus élevés, au Nouveau-Brunswick et àEsterhazy, ont eu une incidence de 11 $ la tonne sur toutes les tonnesvendues.

Azote
Pour le troisième trimestre, la marge brute des activités liées à l’azotede 123,9 M$, soit près du double de celle de 62,4 M$ de la période comparablede l’exercice précédent, a porté notre cumul annuel total à 399,4 M$,surpassant la marge brute record pour un exercice de 318,7 M$ établie en 2005.A Trinité, où nous avons des contrats de gaz naturel à long terme à coûtréduit, nous avons généré une marge brute de 67,7 M$ pour le trimestre. Nosinstallations nord-américaines ont continué à produire de bons résultats,contribuant pour 46,2 M$, tandis que notre programme de couverture pour le gaznaturel a ajouté 10 M$.

Les prix réalisés pour l’ammoniac et l’urée ont augmenté de 11 % et de37 % respectivement comparativement au troisième trimestre de 2006, tandis queles prix des solutions azotées ont bondi de 51 % d’un trimestre sur l’autre.Bien que les prix de l’azote reculent traditionnellement après le deuxièmetrimestre en raison du déclin saisonnier des coûts et des volumes de vente dugaz naturel, la forte demande a restreint l’ampleur et la durée dufléchissement des prix à partir du deuxième trimestre de 2007.

Les volumes d’azote totaux ont gagné 18 % par rapport au troisièmetrimestre de l’an dernier, s’établissant à 1,5 million de tonnes, leslivraisons d’engrais augmentant de 22 % et les volumes industriels, de 16 %.Nos volumes de ventes d’ammoniac ont grimpé de 20 % d’un trimestre sur l’autreétant donné que nous disposions d’une production accrue cette année provenantde notre usine de Lima et des projets de déblocage en 2006 à Trinité. Lesvolumes d’urée ont augmenté de 23 % par rapport au troisième trimestre de 2006en grande partie grâce au fait que l’usine de Lima a été exploitée pendanttout le trimestre. Les solutions azotées ont augmenté de 32 % grâce à uneproduction opportuniste d’engrais à base de nitrate d’ammonium et d’urée àGeismar.

Pour le trimestre, notre coût moyen total du gaz naturel, lequel inclutl’incidence favorable de nos contrats de couverture et de gaz naturel à faiblecoût à Trinité, s’est chiffré à 3,94 $ le million de Btu, soit 13 % de plusqu’au trimestre comparable de l’exercice précédent et 11 % de moins qu’audeuxième trimestre.

Phosphate
Les prix plus élevés et le maintien de la forte demande ont propulsé lamarge brute au record de 129,9 M$ pour le trimestre, comparativement à 29,8 M$pour la période d’il y a douze mois. En cumul annuel, cela a eu pour effet deporter notre marge brute des activités liées au phosphate à 290,9 M$, ce quisurpasse la marge brute record de 228,5 M$ établie pour l’exercice 1998 aucomplet. Les engrais solides ont généré une marge brute de 65,1 M$ pour letrimestre, les engrais liquides ajoutant 28,5 M$, les produits industriels,15,7 M$ et les produits fourragers, 17,8 M$.

Une forte demande agricole à l’échelle mondiale a fait grimper les prixréalisés pour les engrais solides de 70 % par rapport au troisième trimestrede l’exercice précédent. Bon nombre de producteurs ont utilisé plus d’acidephosphorique pour la production d’engrais solides, ce qui a entraîné unresserrement de l’offre d’autres produits phosphatés. Les prix réalisés desengrais liquides ont augmenté de 39 % par rapport au troisième trimestre del’année dernière. En outre, le revenu net tiré des compléments phosphatésfourragers a gagné 18 % d’un trimestre sur l’autre, la société concentrant sesactivités sur des marchés nord-américains plus lucratifs, les produitsfourragers de phosphate mono et dicalciques progressant de plus de 50 $ latonne et le DFP, complément fourrager pour la volaille, de 20 $ la tonne. Leprix des produits industriels, lequel est généralement établi en vertu decontrats à long terme, a augmenté de 5 %.

En ce qui concerne les engrais solides, nous avons également davantageconcentré nos activités au pays, où nous avons réalisé des prix plus élevésdurant le trimestre. Par conséquent, les volumes d’engrais solidesnord-américains ont augmenté de 38 % par rapport au troisième trimestre del’an dernier, tandis que les volumes à l’étranger ont reculé de 32 %. Lesvolumes d’engrais liquides sont demeurés solides et ont progressé de 9 % d’untrimestre sur l’autre. Les volumes de produits fourragers ont perdu 17 % parrapport au troisième trimestre de l’an dernier, puisque nous avons venduconsidérablement moins de produits sur des marchés étrangers à plus faiblemarge; par contre, les volumes de tonnes de produits industriels se sontaccrus de 17 % d’un trimestre sur l’autre, en raison principalement de ladisponibilité d’un nombre de tonnes accru produites par notre nouvelle usined’acide purifié à Aurora.

Les coûts de plus en plus importants du soufre ont nui à la marge brutedes activités liées au phosphate pour le trimestre. La production réduite desraffineries de pétrole et la forte demande de l’industrie des phosphates ontentraîné un resserrement de l’offre mondiale du soufre et fait augmenter cescoûts de 8 % par rapport à ceux du troisième trimestre de l’an dernier et de29 % par rapport au trimestre précédent.

Survol financier
Le dollar canadien s’est considérablement raffermi par rapport au dollaraméricain au cours du trimestre, ouvrant à 1,0634 $ et clôturant à 0,9963 $.Voilà qui a contribué à une perte de change de 25,9 M$, laquelle estprincipalement imputable à la réévaluation du passif d’impôts futurs endollars canadiens associé à nos actifs de potasse canadiens en fonction ducours au comptant à la fin de chacune des périodes. Cette perte estprincipalement hors trésorerie.

Des résultats plus solides que prévu, surtout liés à nos secteurs del’azote et du phosphate, ont entraîné une hausse de notre taux d’impositionréel consolidé, qui est passé de 30 % à 33 %, d’où une augmentation 33,3 M$ denotre charge fiscale pour le trimestre, dont un montant de 20,5 M$correspondait à l’effet cumulatif de la hausse du taux appliquée aux deuxtrimestres précédents. Le raffermissement du dollar canadien a également accrunotre charge d’impôts futurs liée à certains passifs canadiens et a égalementcontribué à cet ajustement de taux. Il se peut qu’une décision fiscaleavantageuse portant sur les déductions d’exercices précédents soit prise auquatrième trimestre, permettant ainsi au taux d’imposition consolidé déclaréd’être ramené à 30 % pour l’exercice 2007; cependant, ni le taux évoqué ni lemoment choisi pour rendre une telle décision ne sont certains. Sur une basepréliminaire, sous réserve d’autres prévisions d’exercice, nous prévoyons quenotre taux d’imposition réel consolidé pour 2008 s’établira à environ 30 %, cequi prend essentiellement appui sur une réduction prévue de 2,5 % des tauxd’imposition canadiens sur le revenu des sociétés.

Au troisième trimestre et en cumul annuel, nos frais de vente etd’administration ont été considérablement plus élevés qu’aux périodescomparables de l’an dernier, principalement en raison de charges plus élevéesliées au régime d’intéressement à moyen terme et à la réévaluation d’actions àdividende différé qui ont subi l’incidence directe de la hausse marquée duprix de nos actions. Les dépenses en immobilisations corporelles ont totalisé145,1 M$ pour le trimestre. Près des deux tiers de ce montant ont été dépensésdans le secteur de la potasse, principalement pour la poursuite des projets dedéblocage et d’expansion à nos installations de Lanigan, d’Allan, de PatienceLake, de Cory et du Nouveau-Brunswick.

Perspectives
La croissance alimentée par la demande au sein de l’industrie des engraisdevrait se poursuivre, les économies florissantes de l’Asie et de l’Amériquelatine créant le désir pour une plus grande abondance et une meilleure qualitéd’aliments. En outre, l’industrie des biocombustibles nécessite plus decéréales et de graines oléagineuses à mesure que les pays explorent différentsmodes de production nationale d’énergie renouvelable. Avec le resserrement del’offre de nombreuses cultures clés et la croissance soutenue de la demande,les prix augmentent et les agriculteurs cherchent à accroître leur production.

Même en prenant en compte une interruption de la croissance del’industrie de l’éthanol des Etats-Unis pour régler certains problèmes d’ordrelogistique et structurel, on prévoit que la production de biocombustibleentraînera la consommation de un milliard de boisseaux de mais supplémentairesen 2008. Pour cette raison, et parce que la demande mondiale du mais américaina poussé les exportations à un sommet sans précédent, l’approvisionnement decéréales à plus long terme suscite quelques inquiétudes. Le problème neconcerne pas que l’Amérique du Nord, puisque la production de blé et decéréales secondaires devrait être inférieure à la consommation pour lahuitième fois en neuf années, largement en raison de la croissance de lapopulation et de l’effet de la richesse sur la consommation alimentaire. Lasurface disponible par habitant pour l’agriculture rétrécit en raison de lacroissance démographique et de l’expansion des infrastructures. A long terme,le rendement des cultures doit augmenter pour répondre à la demande decéréales, ce qui crée un environnement favorable pour la potasse, le phosphateet l’azote utilisés pour préserver la fertilité des sols et hausser laproductivité.

L’offre liée à ces trois nutriments devrait demeurer serrée et lesrépartitions, particulièrement de potasse, sont devenues la norme. AuxEtats-Unis, les marchands achètent des nutriments en prévision d’une saisonautomnale forte. Une augmentation de 22 $ la tonne du prix de la potassesurvenue le 1er octobre est maintenant en vigueur, et une autre hausse de 33 $la tonne a été annoncée pour le 1er décembre 2007.

Sur les marchés étrangers, les acheteurs de potasse se préparent en vued’une autre saison d’épandage d’engrais relativement chargée. Au Brésil, onprévoit consacrer une superficie plus importante à la culture du soja auprintemps, et la demande d’engrais devrait demeurer forte jusqu’en 2008. Dansun contexte caractérisé par des marchés mondiaux de la potasse extrêmementserrés et des niveaux de fret maritime sans précédent, Canpotex a annoncé enseptembre un nouveau prix franco de 360 $ la tonne pour l’Asie du Sud-Est,lequel est entré en vigueur immédiatement et a porté les hausses en cumulannuel dans la région à 155 $ la tonne. De plus, une hausse annoncée de 50 $la tonne au Brésil entrera en vigueur le 1er décembre 2007, faisant passer leprix de 175 $ la tonne en 2007 à 355 $ la tonne.

Ces majorations de prix creuseront l’écart à plus de 100 $ la tonne entreles prix au comptant et le prix prévu au contrat avec la Chine, ce qui reflètel’évolution importante touchant l’industrie de la potasse depuis quelquesmois. Bien que la Chine achète essentiellement de la potasse de qualitéstandard à plus faible prix et qu’elle a toujours bénéficié d’une remise parcequ’elle achète les plus gros volumes, les nouvelles données fondamentales ausein de l’industrie de la potasse devraient contribuer largement à combler cetécart.

Avec l’accroissement de la demande mondiale de potasse, la perspective deprojets dans des zones inexploitées continue d’être envisagée, mais personnene s’est engagé à entreprendre un projet aussi ambitieux. Le coût lié àl’aménagement d’une mine souterraine classique dans une zone inexploitée de2 millions de tonnes et d’une usine connexe – si ces structures sontconstruites sur un gisement viable – est estimé à plus de 2,2 G$, exclusionfaite de l’infrastructure en dehors de l’usine, les coûts et les délais deproduction des éléments de construction et des nouveaux équipements continuantd’augmenter. Un tel investissement ne générerait aucun flux de trésoreriepositif avant cinq à sept ans. En tenant compte d’un taux de croissance annuelprévu de la consommation de potasse de 3 % à 4 %, soit, en gros, l’équivalentd’une nouvelle usine dans une zone inexploitée par année, nous estimons queles données fondamentales à long terme de l’industrie de la potasse sont trèspositives. Par des projets de déblocage et d’expansion dans des installationsexistantes, PotashCorp prend actuellement des mesures pour augmentergraduellement sa production d’environ 6 millions de tonnes d’ici quelquesannées, ce qui accroîtra la marge brute grâce aux volumes et aux prix plusélevés attendus.

Nous croyons que le raffermissement notable du dollar canadien parrapport au billet vert est largement derrière nous, ce qui devrait se reflétersur le bénéfice des prochains trimestres. Similairement, nous prévoyons queles hausses massives du fret maritime observées en 2007 s’atténueront,puisqu’un nombre important de nouveaux navires doit arriver sur le marché audébut de 2008 et ainsi réduire la congestion portuaire, grâce à desinvestissements mondiaux accrus dans les infrastructures et l’expansionportuaires. Nous prévoyons néanmoins que la demande de potasse demeurera à unniveau suffisant pour permettre aux prix de compenser à la fois une hausse desniveaux de fret maritime et tout autre raffermissement du dollar canadien.

Dans le secteur de l’azote, la forte demande de produits industriels etagricoles se poursuit, parallèlement aux coûts mondiaux à la hausse pour legaz naturel et le transport. Voilà qui devrait accroître le coût franco del’ammoniac et soutenir les prix aux Etats-Unis en 2007 et pendant une bonnepartie de 2008. Dans le secteur de l’urée, la production accrue dans lesrégions du gaz à faible coût est neutralisée par une demande plus forte danstoutes les principales régions agricoles, particulièrement aux Etats-Unis eten Inde. De solides données fondamentales liées à l’agriculture devraienttenir les marchés de l’urée serrés et favoriser les conditions de prixfavorables actuelles.

Le vigoureux marché agricole, la valeur montante des réserves de rochephosphatée et les prix à la hausse pour la roche, l’acide phosphorique et lesoufre devraient favoriser des prix élevés pour le phosphate dans un avenirprévisible.

D’ici la fin de 2007, nous prévoyons maintenant que les dépenses enimmobilisations pour l’exercice s’établiront à environ 600 M$, y compris lesintérêts capitalisés. La plus grande partie des capitaux a été investie dansnos projets de potasse en cours en Saskatchewan et au Nouveau-Brunswick etdans l’achèvement des usines de production de tétrafluorure de silicium ànotre installation de phosphate d’Aurora.

Nos prévisions pour 2007 se situent toujours dans une fourchette de 3 $ à3,25 $ par action après dilution, dans l’hypothèse d’un dollar canadien à 1 $.Etant donné le taux de change actuel du dollar canadien par rapport au dollaraméricain, toute fluctuation de un cent du dollar canadien aura une incidenced’environ 5 M$ au poste du change, ou 0,01 $ l’action après impôt, bien qu’ils’agisse surtout d’un poste hors trésorerie.

Conclusion
« Bien que nous ayons eu à relever un certain nombre de défis au troisièmetrimestre, y compris des niveaux de fret maritime records et un dollarcanadien plus vigoureux, nous entrevoyons une augmentation de nos margesfutures », a indiqué M. Doyle. « Cette année, la croissance dans notre secteurde la potasse sera largement tributaire des volumes, mais 2008 devrait générerde fortes marges. La potasse faisant l’objet d’une offre serrée, desaugmentations de prix semblent quasi inévitables et ces hausses serépercuteront maintenant sur le résultat net. Dans le cadre de notrestratégie, nous nous emploierons à offrir de la valeur à nos clients, quicomptent sur nos produits, et à offrir un rendement intéressant à nosinvestisseurs, qui ont fidèlement soutenu notre entreprise. »

Remarque :
(1) Toutes les références aux montants par action portent sur le bénéfice net dilué par action.
(2) Voir le rapprochement et la description des mesures non conformes aux PCGR dans la section jointe intitulée « Données choisies sur les mesures financières non conformes aux PCGR et rapprochements ».

Potash Corporation of Saskatchewan Inc. est la plus importante sociétéd’engrais du monde à produire les trois principaux nutriments pour végétaux.La société est également l’un des principaux fournisseurs de trois marchésdistincts : l’agriculture, à titre de plus grand producteur mondial depotasse, de troisième producteur en importance de phosphate et de quatrièmeplus grand producteur d’azote; la nourriture pour animaux, à titre de plusgrand fabricant mondial de phosphates fourragers; enfin, les produitschimiques industriels, à titre de principal producteur mondial de produitsazotés industriels et en tant que l’entreprise qui possède la plus grandecapacité de production d’acide phosphorique industriel purifié au monde.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

PotashCorp
http://www.PotashCorp.com

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