Protéger un cours d’eau en milieu agricole, ça s’apprend

Nicolet (Québec), 22 septembre 2004 – Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) organisait un « Safari en rivière » à la ferme porcine Maybel, de Saint-Grégoire. En tout, 80 enfants de deuxième et de troisième année du primaire des écoles Beauséjour, de Bécancour, et Marquis, de Saint-Célestin, ont découvert comment protéger les cours d’eau et les écosystèmes en milieu agricole.

Comme les enfants sont héritiers de cette ressource précieuse qu’est l’eau, il faut dès maintenant leur montrer l’importance de la conserver. En outre, certains d’entre eux exploiteront sans doute un jour une terre agricole. Le « Safari en rivière » a ainsi pour objet de sensibiliser les jeunes le plus rapidement possible aux solutions agroenvironnementales permettant d’assurer le développement durable de l’agriculture.

Dans l’espace d’une demi-journée, les enfants ont appris quels sont les bons moyens à prendre pour protéger les rivières. Ils ont également compris les interactions des écosystèmes aux abords d’un cours d’eau. Munis d’un filet, ils ont fait la chasse aux insectes afin de les identifier et de les observer. Les espèces animales présentes ont été répertoriées. L’activité s’est terminée par la plantation d’un arbre sur le bord de la rivière Marguerite.

Sensibiliser les enfants, mais aussi les producteurs agricoles
Le « Safari en rivière » s’inscrit dans le cadre du projet de bassin versant de la rivière Marguerite. Ce projet concerne 70 producteurs et productrices dont les terres agricoles longent la rivière Marguerite. Il vise à concilier production agricole et respect de l’équilibre des écosystèmes.

L’approche par bassin versant crée une synergie entre les producteurs. L’effet d’entraînement les responsabilise davantage afin qu’ils accomplissent des actions concrètes pour améliorer la qualité de cette rivière qu’ils partagent. La pierre angulaire de ce projet est sans aucun doute l’action concertée des membres du milieu, des intervenants et, évidemment, des producteurs agricoles eux-mêmes. La ville de Bécancour, la MRC du même nom ainsi que les ministères intéressés sont tous au fait des bienfaits de l’approche privilégiée et appuient le projet. Mentionnons que la Fondation de la faune du Québec et la Fédération de l’UPA du Centre-du-Québec soutiennent financièrement le projet.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)
http://www.agr.gouv.qc.ca/

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