Québec doit interdire les OGM

Le Réseau québécois contre les OGM (RQcOGM) accueille favorablement les conclusions du rapport du comité d’experts sur l’avenir de la biotechnologie alimentaire organisé par la Société Royale du Canada. Le RQcOGM demande aux gouvernements fédéral et québécois de retirer sans délai les OGM (organismes génétiquement modifiés) puisque le rapport démontre l’absence de certitude scientifique quant à leur innocuité.

« Le comité d’experts a rejeté le raisonnement pseudo-scientifique du concept d’équivalence substantielle » déclare Michel Leclerc des Amis de la terre de Québec. Ce concept qui sert de critère de base pour approuver un OGM et l’exempter d’une évaluation sérieuse quant à son innocuité a été rejeté par le comité d’experts.

« En optant pour l’application du principe de précaution, le comité d’experts envoie un message clair au gouvernement fédéral, celui d’être cohérent avec l’entente internationale sur la biosécurité adopté à Montréal en janvier 2000 », précise Éric Darier de Greenpeace. Le comité d’experts affirme que l’application de ce principe à la réglementation gouvernementale impose qu’aucune nouvelle technologie doit être présumée sécuritaire en l’absence de fondements scientifiques fiables. Rappelons que le gouvernement du Québec a déjà déclaré être en faveur de l’application du principe de précaution.

Les critiques du groupe d’experts démontrent les dangers découlant de la décision de Santé-Canada et de l’Agence canadienne d’inspection des aliments de ne pas faire d’études vraiment indépendantes. « Les consommateurs attendent du gouvernement qu’il privilégie leurs intérêts ainsi que leur sécurité et qu’il ne fasse pas la promotion de l’industrie quant il s’agit de la santé des citoyennes et citoyens et de notre environnement », souligne Arthur Sandborn, président du Conseil centrale du Montréal métropolitain de la CSN.

La faiblesse des critères gouvernementaux d’autorisation des OGM en agriculture et en alimentation impose leur retrait immédiat. Aucun système d’étiquetage volontaire ou obligatoire ne peut prévenir les risques que la population et l’environnement pourraient subir conclut Denis Falardeau de l’ACEF de Québec.

Le Québec doit agir maintenant ! Selon le RQcOGM, les résultats du rapport visent non seulement le gouvernement fédéral mais aussi le Québec. Par conséquent, le RQcOGM demande au MAPAQ, au ministère de l’environnement et à toutes les instances compétentes d’interdire la vente et la culture d’OGM au Québec.

Dans une lettre datée du 31 janvier 2001, le ministre de l’environnement, monsieur Paul Bégin, informait le RQcOGM de la formation d’un comité interministériel sur la prévention des risques biotechnologiques. Ce comité, coordonné par le ministre Bégin, a le mandat de proposer au Conseil des ministres, d’ici décembre 2001, un plan stratégique de mise en place du Protocole de Cartagène.

La réaction de monsieur Rémy Trudel, ministre de l’agriculture, des pêcheries et de l’alimentation du Québec sur les conclusions du rapport du vérificateur général du Canada quant au laxisme et au manque de fiablilité de l’Agence canadienne d’inspection des aliments ne laisse aucun doute sur l’urgence d’agir au Québec.

Le RQcOGM demande au gouvernement du Québec de prendre des mesures adéquates le plus rapidement possible suite aux conclusions des rapports du groupe d’experts de la Société Royale du Canada et du vérificateur général du Canada.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA)

http://www.cfia-acia.agr.ca/

Conseil central du Montréal métropolitain (CSN)

http://www.total.net/~ccmm2/

Greenpeace Canada

http://www.greenpeacecanada.org/

Les Amis de la terre de Québec

http://www.clic.net/~atquebec/

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)

http://www.agr.gouv.qc.ca/

Réseau québécois contre les OGM (RQcOGM)

http://www.multimania.com/rqcogm/

Santé Canada

http://www.hc-sc.gc.ca

Société Royale du Canada

http://www.rsc.ca/

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