Québec favorisera le développement de la biotechnologie dans la province

Québec (Québec), 19 mars 2002 – Le gouvernement québécois entend favoriser le développement de la biotechnologie au Québec avec la création de nouveaux centres de développement et d’un programme de prêts spécialisés.

« Dans le domaine de l’économie du savoir, le secteur des biotechnologies est actuellement l’un des plus prometteurs, a déclaré la ministre des Finances Pauline Marois, dans le cadre de son énoncé complémentaire à la politique budgétaire du gouvernement. Selon certaines prévisions, le marché mondial des produits et services liés au secteur des biotechnologies devrait croître d’au moins 30 pour cent par an au cours des prochaines années. »

La ministre a annoncé la création de centres de développement des biotechnologies à Sherbrooke et à Saint-Hyacinthe, sur le modèle du centre déjà implanté à Laval.

Le centre de Sherbrooke visera les entreprises se spécialisant particulièrement dans la génomique, la protéomique et la biopharmaceutique. Le centre de Saint-Hyacinthe visera pour sa part les entreprises spécialisées dans l’agroalimentaire, l’agroenvironnemental et le domaine vétérinaire.

Les entreprises qui s’installeront dans ces centres auront accès à divers avantages, comme des crédits d’impôt remboursables et des congés fiscaux. Ces mesures fiscales devraient coûter 17,5 millions $ au gouvernement québécois d’ici 2004-2005.

Le gouvernement a fait savoir que d’autres sites, à Montréal ou à Québec, par exemple, pourront bénéficier d’une mesure analogue s’ils regroupent une masse critique d’entreprises gravitant autour de centres de recherche et d’universités.

La région de la capitale québécoise profitera immédiatement d’une autre mesure, soit l’instauration d’un crédit d’impôt remboursable pour les entreprises de la région spécialisées dans le développement de neutraceutiques, soit des produits médicinaux fabriqués à partir d’aliments, et des aliments fonctionnels, soit des aliments qui procurent des bienfaits physiologiques.

Mme Marois a également annoncé mardi la création d’un nouveau programme de prêt, Bio-Levier, qui favorisera le financement des jeunes entreprises biotechnologiques en phase de croissance. Le programme, qui disposera d’une enveloppe de 100 millions $, permettra à Investissement Québec d’apparier les mises de fonds d’investisseurs privés.

La ministre des Finances a annoncé quelques autres mesures dans le domaine de la haute technologie, dont l’instauration d’un nouveau crédit d’impôt pour l’innovation qui bénéficiera aux entreprises installées dans le Part technologique de Québec, le Technoparc Saint-Laurent et le Technopôle Angus.

Mme Marois a également annoncé une enveloppe additionnelle de 15 millions $ pour le programme de soutien aux vitrines technologiques.

La ministre a finalement profité de son énoncé complémentaire pour annoncer la création de l’Agence nationale d’encadrement du secteur financier, qui servira de guichet unique pour les consommateurs et l’industrie.

« Depuis quelques années, on assiste à une prolifération de produits et de services financiers, ce qui pose un défi tant aux consommateurs qu’aux agences chargées de surveiller l’industrie, a déclaré la ministre des Finances. Il importe donc de moderniser son fonctionnement afin de protéger de façon optimale les consommateurs et de consolider le leadership québécois en ces matières. »

Source : Presse Canadienne

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)

http://www.agr.gouv.qc.ca/

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