Tour d’horizon des recherches dans le secteur laitier à Sherbrooke

Nutrition des vaches, acides aminés, méthane, paratuberculose, vaccination…

Centre de recherche et de développement de Sherbrooke d’Agriculture et Agroalimentaire Canada.

Les projets menés aux Centre de recherche et de développement de Sherbrooke d’Agriculture et Agroalimentaire Canada portent beaucoup sur des principes fondamentaux qui auront éventuellement des applications pratiques pour les producteurs laitiers. En voici quelques-uns qui ont été présentés lors du premier Symposium scientifique virtuel du Centre qui a eu lieu le 9 juin 2021.

Alimentation de précision en minéraux traces

La chercheure en production laitière intelligente Mélissa Dupplessis s'intéresse aux minéraux trace et à l'écosystème. Elle aimerait pouvoir développer une alimentation de précision qui respecterait à la fois les besoins des vaches laitières et de l'environnement.

Vitamine B dans l’alimentation

La chercheure honoraire en nutrition et métabolisme de la vache laitière Christiane Girard a une longue feuille de route en recherche sur les vitamines B. Elle souhaite utiliser la nutrition de précision afin de concevoir des recommandations nutritionnelles sur une base individuelle. Cela augmenterait l’efficacité et la santé métabolique, minimiserait l’impact environnemental et réduirait les coûts de production.

Histidine

Selon la chercheure Hélène Lapierre, l’histidine est un acide aminé clé dans l’alimentation de précision chez la vache laitière. En fait, l’histidine devient limitant dans les rations à bas niveaux de protéines. En supplémentant en histidine, il devient possible de réduire le pourcentage de protéine brute dans la ration sans nuire à la vache.

Fourrages et méthane

En tant que chercheur en gestion des fourrages et de l’ensilage, Fadi Hassanat a fait plusieurs comparaisons de fourrages dans les rations. Il a ainsi pu comparer les émissions de méthane d’origine entérique et du fumier entreposé. L’ensilage de maïs pour remplacer l’ensilage de luzerne ou d’orge dans l’alimentation des vaches laitières réduit les émissions totales de méthane. Ces émissions ont augmenté lorsque l’ensilage de luzerne a remplacé l’ensilage de fléole. Les cultivars d’ensilage de maïs offrant une meilleure digestibilité réduit les émissions totales de méthane. En fait, des fourrages plus faciles à digérer devraient réduire les émissions totales de méthane des vaches laitières et, par conséquent, améliorer la durabilité de l’industrie laitière.

Partuberculose

La paratuberculose ou maladie de Johne est très longue avant d’apparaître. Plusieurs vaches peuvent en être affectées pendant plusieurs années avant de démontrer des signes cliniques. La chercheure scientifique en génomique bovine Nathalie Bissonette et le stagiaire postdoctoral Andrew Marete ont travaillé sur l’identification de marqueurs génétiques qui permettraient d’identifier les vaches atteintes.

Vaccination contre Staphylococcus aureus

La chercheure en immunologie et santé des bovins laitiers Céline Ster explique que les travaux ont démontré que le vaccin développé au centre de recherche contre Staphylococcus aureus a démontré un potentiel intéressant. Cette bactérie est un agent pathogène majeur causant des mammites sous-cliniques. Le vaccin a permis de réduire l’inflammation pendant l’infection et en comparaison avec un vaccin commercial, il a mieux performé pour diminuer le compte bactérien et maintenir la production de lait.

à propos de l'auteur

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.

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