Québec livre un portrait de l’agriculture

L’agriculture au Québec se porte-t-elle moins bien ou mieux qu’il y a dix ans ? D’un point de vue quantitatif, les chiffres tracent un portrait positif de l’évolution du secteur dans la province, tout en confirmant certaines tendances : une diminution des fermes sur le territoire qui s’accompagne toutefois d’une hausse des revenus.

L’Institut de la statistique a livré dans un feuillet le bilan de l’année 2015, en comparaison avec les années 2014 et 2006, le tout en dollar courant (qui ne tient pas compte de l’inflation).

Le nombre de fermes au Québec a diminué de 30 675 en 2006 à 28 445 en 2015. En un an, soit de 2014 à 2015, il s’est perdu 248 fermes dans la province. La superficie zonée agricole n’a pas changé (6 306 milles hectares) mais les superficies en cultures ont cependant reculé de 1933 milles hectares à 1827 milles pour l’année 2015.

Les recettes ont augmenté en dix ans de 6,3G$ à 8,2G$ en 2015, toute en étant toutefois en recul par rapport à 2014. Toutes les productions animales ont d’ailleurs accusé une baisse de leurs revenus. La production de porcs est dorénavant milliardaire (1,3G$ en 2015) tandis que la production laitière dépasse la barre des 2G$ (2,2G$).

Les productions végétales ont suivi le même chemin avec des revenus de 2,7G$ en 2015 contre 1,5G$ en 2006. Les revenus tirés des oléagineux et protéagineux a bondi de 125M$ en 20016 à 442M$ en 2015. Le secteur des plantes fourragères semble être en forte croissance avec des revenus qui ont presque triplé en dix ans, de 47M$ à 141M$ en 2015. Sans surprise, les produits forestiers ont diminué de presque la moitié pour passer de 47M$ en 2006 à 27M$ en 2015.

Dans le même intervalle, le paiement de programme a reculé de 858M$ en 2006 à 201M$ en 2015 (321M$ en 2014).

Le secteur bioalimentaire en forte croissance. Les exportations ont doublé, de 3,8G$ (2006) à 7,5G$ (2015). Les importations ont suivi le même chemin en augmentant de 3,8G$ (2006) à 6,9G$ (2015). Les échanges sont donc en faveur de la province avec un solde commercial positif en 2015, pour un surplus de 612M$.

 

Source: Institut de la statistique

 

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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