Quelques progrès à l’OMC

Ottawa (Ontario), 10 janvier 2008 – Un nouveau document de travail émis par le président des négociations sur l’agriculture à l’OMC, M. Crawford Falconer, fait état de quelques progrès à l’égard de questions d’importance pour les agriculteurs canadiens. Le document, publié le 4 janvier, met l’accent sur la concurrence des exportations, le soutien interne et l’accès aux marchés. La Fédération canadienne de l’agriculture (FCA) estime que M. Falconer a pris quelques mesures positives en ce qui concerne l’accès aux marchés et le soutien interne. Cependant, la FCA est également préoccupée par le fait que des progrès similaires n’ont pas été faits à l’égard des produits vulnérables.

En ce qui a trait à l’accès aux marchés, la FCA est heureuse de constater que M. Falconer a recommandé l’élimination complète sur cinq ans des tarifs applicables dans la limite des contingents. Les modalités antérieures de l’OMC avaient proposé des réductions et l’élimination éventuelle de certains de ces tarifs, mais n’a jamais préconisé leur élimination complète dans un laps de temps précis. D’autres pays fixent des tarifs applicables dans les limites des contingents pour restreindre grandement l’accès à leurs marchés. Or, le Canada a déjà adopté de faibles tarifs de ce genre et a rempli ses obligations en matière d’accès aux marchés aux termes des ententes commerciales antérieures.

« L’élimination des tarifs applicables dans les limites des contingents améliorerait certainement l’accès aux marchés et rendrait cet accès plus profitable pour nos exportations agricoles, particulièrement pour notre secteur du bétail qui a été durement touché », a déclaré M. Bob Friesen, le président de la FCA. « Et outre le fait que cela aide nos exportateurs, cette mesure souligne le niveau d’accès que nos propres secteurs de produits de base vulnérables accordent déjà à d’autres pays sur notre marché. Ce serait une victoire et une consécration de l’approche commerciale équilibrée déjà adoptée par le Canada. »

En ce qui concerne le soutien interne, M. Falconer a inclus de nouvelles dispositions ayant trait au niveau des réductions et à la période de mise en oeuvre. En vertu des nouvelles dispositions, le Canada ne serait pas obligé de réduire les dépenses au chapitre des mesures globales de soutien dès la mise en oeuvre des nouvelles dispositions. Cependant, les pays qui consacrent beaucoup d’argent au soutien interne, soit les États‑Unis, l’Union européenne et le Japon, seraient assujettis à une importante réduction initiale s’élevant à 30 pour cent.

« La FCA applaudit aux efforts faits par M. Falconer pour reconnaître qui sont les gros dépenseurs et pour les pénaliser comme il se doit », a affirmé M. Friesen.

En revanche, la FCA est déçue par le peu de changements apportés aux modalités régissant la question des produits vulnérables. Le texte ne donne pas au Canada la souplesse voulue pour bien protéger et maintenir ses secteurs à régimes de gestion de l’offre. En vertu du texte nouvellement rédigé, le Canada serait toujours seulement autorisé à protéger de 4 à 6 pour cent des lignes tarifaires passibles de droits de douane comme vulnérables et serait obligé d’augmenter les contingents d’importation pour tous les produits de base n’appliquant pas entièrement les réductions tarifaires requises. La FCA espérait également une plus grande souplesse et un libellé plus clair qui permettraient au Canada de maintenir certaines protections spéciales pour certaines lignes de produits. La FCA est également inquiète de voir que dans le document, on propose l’élimination complète des entreprises commerciales d’État. La FCA estime que le choix de créer une telle entreprise est une décision interne qui devrait être prise par les agriculteurs et leurs gouvernements et non pas par l’OMC.

« Tranquillement, nous assistons à de véritables progrès dans le cadre de ces négociations commerciales. Nous nous rapprochons d’un bon résultat pour nos exportateurs et maintenant nous devons insister pour que des progrès soient réalisés à l’égard de nos secteurs vulnérables », a déclaré M. Friesen. « La FCA continuera de collaborer avec les négociateurs canadiens pour que l’aboutissement soit avantageux pour l’ensemble des producteurs canadiens, dans chaque secteur. »

Fondée en 1935 afin de donner une seule voix unifiée aux agriculteurs canadiens, la Fédération canadienne de l’agriculture (FCA) est le plus important organisme agricole au pays. On trouve, parmi ses membres, des organismes agricoles provinciaux et des groupements nationaux et interprovinciaux de producteurs spécialisés. Par l’entremise de ses membres, la Fédération représente plus de 200 000 agriculteurs canadiens et familles canadiennes d’agriculteurs, d’un océan à l’autre.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Fédération Canadienne de l’agriculture
http://www.cfa-fca.ca/

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