Rencontre des ministres avec des intervenants du secteur agricole sur les négociations de l’OMC

Ottawa (Ontario), 14 mars, 2006 – Le ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire et ministre de la Commission canadienne du blé, M. Chuck Strahl, et le ministre du Commerce international et ministre de la porte d’entrée du Pacifique et des Olympiques de Vancouver-Whistler, M. David Emerson, ont rencontré les chefs élus des principaux organismes agroalimentaires nationaux du Canada. Les ministres ont discuté avec les représentants de l’industrie des récents progrès accomplis dans le cadre des négociations de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sur l’agriculture depuis la Conférence ministérielle de l’OMC qui s’est déroulée à Hong Kong en décembre 2005. Lors de la réunion, les participants ont également fait part de leurs points de vue concernant les priorités et les intérêts du Canada en vue de la suite des négociations de l’OMC en 2006.

Les ministres ont émis la déclaration suivante à la fin de la réunion :

« Le Canada continue de travailler d’arrache-pied dans le cadre des négociations de l’OMC dans le but d’uniformiser les règles du jeu sur la scène internationale dans l’intérêt des producteurs et des transformateurs canadiens.

Tablant sur les résultats de la Conférence ministérielle de Hong Kong, les négociations de l’OMC s’intensifieront alors que le Canada et d’autres membres de l’OMC s’emploieront à conclure le cycle de Doha d’ici la fin de l’année. Cette phase des négociations jouera un rôle décisif dans les efforts que nous déployons pour faire en sorte que les producteurs et les transformateurs du secteur agricole canadien – et les entreprises de tous les secteurs de notre économie – soient en mesure de croître et de prospérer.

Pour le Canada, les enjeux sont élevés. Nous devons défendre et promouvoir les intérêts de l’ensemble du secteur agricole canadien en établissant à l’échelle internationale des règles commerciales rigoureuses qui favoriseront l’adoption de pratiques commerciales équitables. Il faut aider le secteur agricole à tirer parti des possibilités et à assurer sa compétitivité sur la scène internationale, car l’économie canadienne en dépend.

Le secteur agricole canadien joue un rôle important en collaborant avec le gouvernement du Canada pour l’aider à faire en sorte que les négociations se soldent par une entente qui renforcera l’économie canadienne et profitera à l’ensemble du secteur. Voilà pourquoi les discussions tenues aujourd’hui étaient si importantes et pourquoi le gouvernement continuera de travailler en étroite collaboration avec l’industrie dans les semaines et les mois à venir. »

Le rôle du Canada dans le cadre des négociations de l’OMC
En 2005, les exportations canadiennes de produits agricoles et agroalimentaires s’élevaient à 26,2 milliards de dollars, alors que les importations s’élevaient à 21,1 milliards de dollars. Les exportations de produits agricoles et agroalimentaires ont plus que doublé depuis le début des années 90, alors que les exportations de produits adaptés au consommateur ont plus que quadruplé au cours de la même période. Cependant, les subventions étrangères et les obstacles à l’accès au marché continuent de fausser les échanges dans les marchés internationaux où le Canada doit concurrencer d’autres pays. Pour cette raison, les négociations commerciales internationales, notamment les négociations de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sur l’agriculture, sont primordiales pour le secteur agroalimentaire canadien.

Depuis le début des négociations agricoles de l’OMC en mars 2000, le Canada travaille d’arrache-pied dans le but d’uniformiser les règles du jeu à l’échelle internationale de façon à ce que les producteurs et les transformateurs puissent soutenir la concurrence sur les marchés mondiaux.

Dans le cadre des négociations de l’OMC, le Canada continue de collaborer avec un large éventail de pays – développés et en voie de développement – dans le but d’éliminer les subventions à l’exportation, de réduire de manière importante le soutien interne faussant les échanges et d’améliorer de manière concrète et importante l’accès au marché. Le Canada défend également la capacité des producteurs de choisir la façon de commercialiser leurs produits, notamment en recourant à des systèmes de commercialisation ordonnée comme la gestion de l’offre.

État des négociations de l’OMC sur l’agriculture
En décembre 2005, les pays membres de l’OMC, dont le Canada, ont adopté une Déclaration à la suite des négociations qui se sont déroulées durant la 6e Conférence ministérielle de l’OMC à Hong Kong. Durant cette conférence, on a réalisé des progrès sur plusieurs points importants pour le secteur agricole canadien. Par exemple, on a convenu d’éliminer les subventions à l’exportation d’ici la fin 2013 et d’exiger des pays où les niveaux de soutien interne faussant les échanges sont les plus élevés (p. ex., les États-Unis et l’Union européenne) qu’ils effectuent les réductions les plus importantes.

Le Canada aurait préféré que les résultats de la Conférence de Hong Kong soient plus ambitieux ou aient une portée plus vaste, mais la Déclaration permettra au Canada de poursuivre ses objectifs dans les domaines clés tout au long des négociations qui se dérouleront en 2006.

La Conférence ministérielle a également permis de jeter les bases des prochaines négociations. À Hong Kong, les membres de l’OMC ont convenu d’établir des « modalités », c’est-à-dire des règles et des engagements bien définis, pour les trois principaux volets des négociations sur l’agriculture (soit la concurrence à l’exportation, le soutien interne et l’accès aux marchés) d’ici le 30 avril 2006. Les membres ont aussi convenu de présenter au plus tard le 31 juillet 2006 un projet de calendrier détaillé établi en fonction de ces modalités, lequel décrira précisément comment chaque membre mettra en oeuvre ces engagements.

Le gouvernement du Canada est toujours résolu à travailler en étroite collaboration avec d’autres membres de l’OMC, ainsi qu’avec les provinces et les intervenants du secteur agricole et agroalimentaire canadien, d’ici la conclusion des négociations de l’OMC à la fin de 2006. Le Canada continuera de mettre tout en oeuvre pour que les négociations se soldent par une entente qui profitera à l’ensemble du secteur agricole canadien.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada
http://Aceis.AGR.CA/

Ministère des Affaires étrangères et du Commerce international
http://www.dfait-maeci.gc.ca/

Commentaires