Réouverture des marchés aux bestiaux en février en Angleterre

Londres (Grande-Bretagne), 18 décembre 2001 – Les marchés aux bestiaux vont rouvrir en février prochain en Angleterre en raison de l’éradication de la maladie de la fièvre aphteuse qui avait ravagé le cheptel au printemps dernier, a annoncé le gouvernement britannique.

La mesure a été saluée avec un immense soulagement par les éleveurs anglais, durement frappés financièrement par l’épizootie et étranglés financièrement par les sévères limitations imposées depuis à la ventes de bêtes pour juguler la maladie.

La réouverture des marchés aux bestiaux sera rendue possible par la mise en place d’une autorisation générale de déplacement des bêtes, qui remplacera le régime d’autorisations ponctuelles délivrées aujourd’hui par les autorités locales en Angleterre.

Les foires agricoles pourront à nouveau être organisées, sans toutefois inclure dans un premier temps des ovins.

« Nous n’avons plus eu un seul cas de maladie de la fièvre aphteuse depuis la fin de septembre et notre programme de prévention a permis de réduire le niveau de risque dans tous les comtés touchés par la maladie », a expliqué John Whitty, secrétaire d’Etat à l’Alimentation et à l’agriculture.

« Si tout continue à bien se passer, j’ai l’intention d’introduire de nouvelles mesures à partir de la mi-février qui tiennent compte de l’amélioration de la situation tout en maintenant des mesures de prévention contre toute résurgence de la maladie », a-t-il ajouté.

Ces nouvelles mesures seront définitivement décidées en janvier, après un ultime examen de la situation. L’assouplissement des règles sanitaires s’applique uniquement à l’Angleterre, mais devrait rapidement être étendu au Pays de Galles.

« Il s’agit d’une amélioration énorme par rapport à la situation actuelle où les éleveurs doivent obtenir une autorisation pour le moindre mouvement de bêtes », s’est réjoui Ben Gill, président du National Farmers Unionprincipal syndicat agricole).

« Les éleveurs seront tout simplement ravis de voir au moins le début de la réouverture des marchés à bestiaux », a ajouté M. Gill.

Depuis février dernier, plus de quatre millions d’animaux ont été tués sur un cheptel de 55 millions de têtes. Des cas de fièvre aphteuse ont été détectés dans 2030 fermes, mais 5000 supplémentaires ont vu leurs animaux abattus par mesure de précaution.

Le gouvernement a estimé que la crise lui avait coûté, notamment en mesures de compensation, un total de 2,7 milliards de livres (4,32 milliards d’euros).

Source : AFP

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