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On n’est jamais trop prudent

C’est le retour de la semaine canadienne de la sécurité en milieu agricole qui a lieu chaque année lors de la troisième semaine de mars, à quelques semaines des préparatifs pour le début d’une nouvelle saison dans les champs. Après avoir ciblé les enfants et les adultes, l’édition de cette année porte son attention sur les ainés. Milieu familial par excellence, les fermes ont souvent la chance de pouvoir compter sur la collaboration de plusieurs générations.

Bien que les statistiques indiquent que le nombre de décès en milieu agricole diminue, le taux de mortalité des agriculteurs aînés est beaucoup plus élevé que chez tout autre groupe d’âge. Surveillance des blessures agricoles au Canada (SBAC) a trouvé que le taux de mortalité est le plus élevé chez les adultes âgés, de 60 ans et plus. En 2012 le taux de fatalité pour les adultes âgés était de 22,2 pour 100 000 personnes alors qu’il était de 4,2 pour 100 000 personnes pour les adultes de 15 à 59 ans. Au Canada, il y a plus d’agriculteurs qui ont plus de 70 ans que de ceux qui ont moins de 35 ans.

Loin de vouloir mettre à la retraite les agriculteurs âgés, l’organisme propose plutôt de revoir les tâches et les exigences qu’elles représentent. Doit-on tenir compte de problèmes de santé comme le diabète, l’arthrite ou des problèmes respiratoires ? Est-ce que la vue, l’ouïe ou l’odorant sont moins aiguisés qu’avant mais tout aussi sollicités durant les tâches?
La clef est de ” travailler plus intelligemment,pas plus fort”. Il est recommandé d’identifier les risques et dangers potentiels et de développer un plan pour réduire le risque de blessure. Voici quelques questions à se poser:
  • Décomposez le travail dans chacune des tâches exigées et déterminez les dangers et risques potentiels associés à chacune de ces tâches.
  • Déterminez ce qu’il faut faire pour éliminer ou contrôler les dangers et apportez les changements. Cela peut signifier utiliser un équipement de protection individuelle ou trouver le bon outil pour le travail.
  • Pensez à la capacité minimale pour accomplir la tâche en toute sécurité, êtes-vous capable d’accomplir la tâche? Pensez également aux facteurs de risque. Par exemple, si la tâche nécessite le levage, avez-vous la capacité de lever le poids nécessaire sans risque de blessure?

D’autres facteurs à considérer comprennent les conditions environnementales. Une situation de travail sécuritaire peut devenir dangereuse, dépendant des facteurs environnementaux. Des facteurs comme la glace, le bruit, la poussière et l’éclairage peuvent tous avoir un impact sur l’environnement. Considérez non seulement l’environnement mais aussi comment il peut affecter la capacité de travailler en sécurité.

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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