Soya et manque d’eau

Les plants de soya souffrent, tout comme le maïs, du manque d’eau lors des premières semaines de développement. Lorsque ceux-ci sont au stade de la pollinisation, la sécheresse peut entraîner l’avortement des fleurs, une baisse du nombre de gousses ou du nombre de grains par gousse, nous apprend le dernier Flash agronomique de Dekalb.

Dans une telle situation de stress, la plante ne fixe pas l’azote de façon aussi efficace compromettant ainsi le développement des grains.

Cependant, c’est pendant la période de remplissage des gousses que le manque d’eau aura des effets irréversibles. Une sécheresse de quatre jours consécutifs peut entraîner une diminution de rendement allant jusqu’à 45 % lorsque les gousses se remplissent.

Et la chaleur a un effet similaire. Lorsqu’il fait plus de 35oC, les plants de soya se «ferment» littéralement. N’arrivant pas à pomper assez d’eau pour compenser pour les pertes provoquées par la chaleur, la plante stoppe sa transpiration et l’eau reste trappée dans les cellules. Le problème avec cette stratégie, c’est que la plante cesse également d’absorber le gaz carbonique nécessaire à sa croissance…

Agir sur les autres sources de stress (insectes, manque de nutriments, etc.) permet de réduire l’impact du manque d’eau sur les plans.

Au cours de la dernière semaine, au Québec, de nombreuses régions ont reçu moins d’eau qu’à l’habitude comme le démontre cette carte (voir lien plus bas). Pour en savoir plus, lisez sur notre site La sécheresse frappe, mais de façon inégale.

Cliquer ici pour accéder à la carte d’Agriculture et Agroalimentaire Canada.

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