Étude : Les immigrants dans les régions

Ottawa (Ontario), 25 février 2008 – Les immigrants habitant dans les petits centres urbains ou dans les régions rurales ont tendance à s’intégrer beaucoup plus rapidement sur le plan économique que ceux vivant dans les grandes régions urbaines, selon une nouvelle étude.

L’étude, publiée aujourd’hui dans L’emploi et le revenu en perspective, indique que l’écart de revenu entre les immigrants et les Canadiens vivant dans des régions comparables s’amenuisait plus rapidement au fil du temps dans les plus petits centres et les régions rurales que dans les grandes villes.

Dans les très grandes régions urbaines, l’écart initial de revenu était de 37 %; après quatre ans, il s’établissait à 22 %. Au cours de la 12e année, l’écart chutait pour s’établir à moins de 10 %.

En revanche, dans les petites régions urbaines, l’écart initial n’était que de 14 %, et dès la quatrième année, les immigrants gagnaient 2 % de plus que les Canadiens. Cet avantage relatif a continué d’augmenter au cours des années, pour atteindre un sommet de 18 % pendant la 11e année.

L’avantage des immigrants au chapitre du revenu était encore plus prononcé dans les petites villes et les régions rurales. Dès leur première année comme résidents permanents, leur revenu moyen était 4 % plus élevé que celui des Canadiens.

Les immigrants demeuraient moins susceptibles de s’établir dans les petits centres urbains, 75 % d’entre eux choisissant de vivre à Toronto, à Montréal et à Vancouver (comparativement à 34 % de la population en général), et moins de 3 % s’installant dans une petite ville ou une région rurale (comparativement à 22 % de la population en général).

L’écart de revenu était plus important au moment de l’établissement de l’immigrant. Il fléchissait au fil des ans à mesure que les immigrants surmontaient des difficultés telles que le manque de connaissance d’une des langues officielles, la non-reconnaissance de leurs titres de compétences acquis à l’étranger ainsi que le manque d’information sur les exigences du marché du travail et les possibilités d’emploi. En moyenne, toutefois, cet écart de revenu diminuait lentement chez les immigrants vivant dans les grands centres urbains.

Les groupes d’immigrants plus vulnérables comme les réfugiés, ceux n’ayant pas de connaissance préalable d’une langue officielle ou ceux ayant fait tout au plus des études secondaires ont également connu une intégration économique plus rapide dans les petits centres urbains et les régions rurales.

Si les réfugiés ne représentaient que 5 % des immigrants dans les petites villes et les régions rurales, ils s’intégraient très rapidement – si rapidement qu’après seulement un an, leur revenu était 10 % supérieur à celui des Canadiens vivant dans le même type de région.

Par contre, les réfugiés des très grandes régions urbaines gagnaient 43 % de moins, et 13 ans après leur établissement, l’écart était d’environ 20 %.

Seuls les immigrants provenant des États-Unis (et dans une moindre mesure, de l’Océanie) s’intégraient plus rapidement dans les plus grandes villes que dans les plus petites. Tous les autres immigrants, en particulier ceux d’Asie, s’intégraient plus rapidement sur le plan économique dans les petites villes.

L’article «Les immigrants dans les régions» est maintenant offert dans le numéro en ligne de janvier 2008 de L’emploi et le revenu en perspective, vol. 9, no 1 (75-001-XWF, gratuit), qui est accessible à partir du module Publications de notre site Web.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Statistiques Canada
http://www.statcan.ca/

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