Un agriculteur sur trois n’a jamais entendu parler du Cadre stratégique pour l’agriculture

Ottawa (Ontario), 7 juillet 2003 – Une étude récente menée par la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) révèle qu’une forte majorité de propriétaires d’entreprise agricole du Canada juge qu’il n’y a pas eu suffisamment de consultation au sujet du Cadre stratégique pour l’agriculture (CSA) fédéral-provincial. Un sondage effectué récemment auprès des exploitants agricoles démontre que seulement 20 pour cent des producteurs estiment que les gouvernements les ont suffisamment consultés, alors qu’un répondant sur trois affirme n’avoir jamais entendu parler du CSA. Les gouvernements provinciaux et fédéral ont élaboré le CSA en vue d’aider le secteur de l’agriculture à mettre au point une stratégie complète permettant aux producteurs d’innover et de devancer la concurrence.

« Si les propriétaires d’exploitation agricole acceptent l’idée d’un nouveau cadre stratégique pour l’agriculture, leurs priorités sont souvent différentes de celles proposées par le CSA », a affirmé André Piché, directeur des Affaires nationales à la FCEI. Plus précisément, les membres agriculteurs de la FCEI croient qu’une réduction du fardeau fiscal global par les gouvernements est l’un des moyens les plus efficaces pour soutenir l’agriculture à long terme. Parmi les réductions fiscales proposées, la réduction de la taxe d’accise fédérale sur le carburant figure au premier rang des priorités des agriculteurs. À l’échelle provinciale, une réduction de l’impôt foncier et scolaire sur les biens agricoles a dominé la liste des priorités dans certaines régions.

« Dans l’ensemble, le débat entourant le CSA s’est articulé autour des changements proposés aux programmes de protection du revenu et ce, au détriment des autres éléments », a fait remarquer M. Piché. Sans remettre en cause l’importance de ces programmes, la FCEI croit que les gouvernements devraient prendre le temps d’étudier d’autres mesures, notamment :

  • Réduire le nombre de règlements et de frais inutiles qui représentent un lourd fardeau ;
  • Faciliter la transmission des exploitations agricoles d’une génération à l’autre en portant l’exemption pour gains en capital à 1 million de dollars (conformément aux recommandations du Comité permanent de l’agriculture et de l’agroalimentaire) ;
  • Offrir aux producteurs de blé et d’orge de l’Ouest une liberté semblable à celle dont bénéficient leurs homologues de l’Ontario ;
  • S’employer à régler la question des subventions agricoles élevées accordées aux États-Unis et en Europe ; et
  • Mettre en oeuvre des initiatives pour aider à lutter contre le manque de main-d’oeuvre agricole spécialisée.

« À l’heure actuelle, les propriétaires d’entreprise agricole doivent relever des défis importants, notamment l’ESB, les importantes subventions versées dans les pays étrangers et le transfert de l’entreprise agricole à la génération suivante », a poursuivi M. Piché. « Les agriculteurs comptent sur le gouvernement pour s’assurer qu’ils pourront participer à l’élaboration de toute nouvelle stratégie ayant une incidence sur leur vie. » La FCEI presse le gouvernement de faire plus d’efforts pour consulter les agriculteurs relativement à la mise en oeuvre des cinq piliers du CSA.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Cadre stratégique pour l’agriculture (CSA)
http://www.agr.gc.ca/canadaentete/

Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI)
http://www.fcei.ca/

Commentaires