Un petit fruit rouge en croissance au Québec : la canneberge

Québec (Québec), 18 octobre 2002 – Depuis le début d’octobre, les canneberges du Québec
se retrouvent dans les supermarchés, les fruiteries et les
marchés publics. Par contre, le consommateur québécois
connaît encore peu ce produit, si ce n’est qu’en
gelée pour accompagner la dinde durant la période des
fêtes. Pourtant, au cours de la dernière décennie, cette

industrie a connu un essor important. D’ailleurs, l’an dernier,
la production québécoise de canneberges s’élevait
à 18,1 millions de kilogrammes, soit près de 13 fois la
récolte de 1990. Cette croissance se poursuivra puisqu’il
est prévu que la production québécoise de canneberges
augmentera de 50 % d’ici 2005. Les facteurs responsables
de cette progression seraient plus particulièrement :

  • une importante superficie présentement en période d’implantation (trois ans avant la production);
  • une remontée du prix à la ferme;
  • un potentiel de production de certaines régions.

    Actuellement environ 70 % de la production québécoise
    de canneberges est achetée et transformée par trois entreprises
    de la région du Centre-du-Québec. Le reste est
    livré directement à des acheteurs américains lors de la
    récolte.

    Les produits de la canneberge sont nombreux : fruits

    entiers frais et congelés, concentrés de jus, fruits déshydratés,
    fruits en sauce et produits finis (fruits confits,
    coulis, tisane, vin, bière vinaigrette, yogourt, céréales,
    chandelles, etc.). Les marchés de la production achetée
    et transformée au Québec sont les suivants :
    En ajoutant les livraisons directes du producteur à des
    transformateurs américains, on constate que 75 % de
    notre production est livrée aux États-Unis. Une partie de
    celle-ci est d’ailleurs transformée pour nous être revendue,
    en jus notamment.

    Dans l’avenir, la diversification des produits issus de la
    canneberge et le développement de nouveaux marchés
    seront nécessaires pour assurer l’écoulement de l’ensemble
    de la production. Ainsi, le développement de produits
    biologiques et ceux ayant des propriétés fonctionnelles
    ou nutraceutiques (ex. : antioxydant, diurétique) offrent
    un potentiel de marché mondial intéressant pour ce fruit.

    Source : Bioclips, volume 10, numéro 31

    Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

    Bioclips

    http://www.agr.gouv.qc.ca/ae/bioclip.htm

    Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)

    http://www.agr.gouv.qc.ca/

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